lundi 30 septembre 2019

Qui suis je ? par Ramana Maharshi

Sri Ramana Maharshi (1879 - 1950) est un maître contemporain hindous parmi les plus célèbres. Il n'appartient à aucune lignée et n'a pas connu de maître. Il est considéré comme un sage védique et tout ce qui l'ont approché ont été fortement touché par sa présence et ses enseignements. Cependant il n'enseigna pas des doctrines, il ramenait les disciples à leur être essentiel. 

"Le Coeur est l'unique vérité. l'esprit n'est qu'une étape."

QUI SUIS-JE ?
Texte de Sri Baghavan Maharshi Traduction de " Who am I ? "

Traduit du Tamoule originale à l'anglais par Dr.T.M.P. MAHADEVAN
Traduction française: Eleonore Braitenberg
Première édition française : © Sri Ramanasramam, 2005


Baghavan Râmana Maharshi

Qui suis-je ? (Nan Yar?) est le titre donné à une série de questions et de réponses ayant trait à la recherche du Soi. Les questions ont été posées à Bhagavan Râmana Maharshi par Shrî M. Sivaprakasam Pillai en 1902. Shrî Pillai, diplômé de philosophie, travaillait à l'époque à la section financière du South Arcot Collectorate. Lors d'une visite officielle à Tiruvannamalai, en 1902, il monta à la grotte de Virupaksha sur la colline Arunâchala où il rencontra le Maharshi. Il le pria de le guider spirituellement et lui posa des questions concernant la recherche du Soi. Shrî Bhagavan ne parlant pas à cette époque - non pas qu'il ait fait un voeu, mais il n'en sentait pas le besoin - lui répondit par écrit.

D'après les notes de Shrî Sivaprakasam Pillai, il s'agissait de treize questions et leurs réponses données par Shrî Bhagavan. Ces notes, publiées par Shrî Pillai en 1923 (en langue tamoule) accompagnées par deux de ses propres poèmes, indiquaient comment, par la grâce de Shrî Bhagavan, ses doutes avaient été dissipés et lui-même sauvé d'une crise existentielle. Par la suite, le Qui suis-je ? a été publié à diverses reprises. Certaines publications présentent treize questions, d'autres vingt-huit. Il existe aussi une version dans laquelle les questions ne figurent pas et où les réponses sont arrangées sous forme d'essai. La présente traduction anglaise (qui servait aussi à la traduction française) a été faite à partir de cet essai et représente la version de vingt-huit questions et leurs réponses. Avec le Vichara-sangraha (La Recherche de Soi-même), le Nan Yar (Qui suis-je ?) représente la première série d'instructions données par le Maître avec ses propres mots.

Parmi les oeuvres de Shrî Bhagavan ces deux écrits sont les seuls en forme de prose. Ils exposent clairement son enseignement central, notamment que la voie directe vers la Libération est la recherche du Soi. La manière d'effectuer cette recherche est décrite de façon explicite dans le traité Nan-Yar: Le mental est constitué de pensées. La pensée «je» est la première qui s'élève dans le mental. Si l'on poursuit l'investigation « Qui suis-je ? » d'une manière constante, toutes les autres pensées sont détruites, et finalement la pensée «je» elle-même disparaît, laissant la place au Soi non-duel; les fausses identifications du Soi avec les manifestations du non-Soi, tels que le corps et le mental, cessent, et l'illumination (le sâkshâtkâra) s'ensuit. Le processus de la recherche du Soi n'est en aucun cas facile. En posant la question « Qui suis-je ? », de nombreuses autres pensées vont surgir; mais, au lieu de leur céder et de les suivre, il faut demander : «A qui se présentent-elles ?».

Pour ce faire on doit rester extrêmement vigilant. Grâce à cette investigation constante le mental s'établira dans sa source et ne pourra se disperser et se perdre dans le labyrinthe des pensées créées par lui-même. Toutes les autres disciplines, tels que le contrôle de la respiration ou la méditation sur une image de Dieu, doivent être considérées comme des pratiques accessoires. Elles ne servent qu'à la maîtrise et la concentration du mental. Pour un mental exercé dans la concentration, la recherche du Soi devient comparativement facile. C'est par une investigation incessante que les pensées seront détruites et le Soi réalisé – la Réalité plénière dans laquelle il n'y a même plus la pensée «je», expérience qui est désignée comme « Silence ».

Tel est en substance l'enseignement de Bhagavan Râmana Maharshi dans le traité Nan Yar (Qui suis-je ?). T.M.P. Mahadevan Université de Madras 30 juin 1982 Qui suis-Je? (Nan Yar?)

Tout être vivant aspire à un bonheur jamais troublé par la souffrance. Et chacun éprouve le plus grand amour pour soi-même; la source de cet amour est le bonheur seul. Ainsi, afin d'atteindre ce bonheur qui est notre nature réelle et que nous expérimentons dans le sommeil profond lorsque le mental est absent, chacun doit se connaître soi-même.

La meilleure méthode pour y parvenir est la voie de la Connaissance,
la quête du Soi par la question « Qui suis-je ? ».

1. Qui suis-Je ? 

Je ne suis pas ce corps physique, constitué des sept éléments subtils (dhâtu), ni les cinq organes de perception sensoriels, c'est-à-dire l'oreille, l'oeil, la langue, le nez et la peau, et leurs fonctions correspondantes: l'ouïe, la vue, le goût, l'odorat et le toucher; je ne suis pas les cinq organes d'activité, c'est-à-dire les organes vocaux, les mains et les pieds, l'organe de procréation et l'anus, et leurs fonctions respectives: le langage, les mouvements du corps physique, la jouissance et l'excrétion; je ne suis pas les cinq forces vitales, le "prâna" etc. qui permettent d'accomplir leurs fonctions correspondantes; même l'esprit pensant je ne le suis pas; et pas non plus cet état d'ignorance inconsciente, dans lequel ne se trouvent que les impressions des objets, et non les objets eux-mêmes et leurs fonctions.

2. N'étant rien de cela, alors, Qui suis-Je ? 

Après avoir rejeté tout ce qui a été mentionné ci-dessus comme n'étant « pas ceci ni cela », cette pure Conscience qui seule demeure - CELA je suis.

3. Quelle est la nature de la Conscience? 

La nature de la pure Conscience est Être-Conscience-Félicité (sat-chit-ânanda).

4. Le Soi, quand sera-t-il réalisé ? 

Lorsque le monde, ou ce qui est vu, aura disparu, le Soi, ou celui qui voit, sera réalisé.

5. Peut-il y avoir réalisation du Soi tout en expérimentant le monde comme réel ? 

Non, ce n'est pas possible.

6. Pourquoi ? 

Celui qui voit et ce qui est vu sont comme la corde et le serpent. A moins que la perception illusoire du serpent dans la corde ne cesse, la réalité de la corde, qui est le substrat, ne peut être reconnue. De même, tant que ne cesse la croyance dans la réalité du monde, la réalisation du Soi, le substrat, ne peut être obtenue.

7. Quand le monde, en tant qu'objet visible, disparaîtra-t-il ? 

Le monde disparaîtra lorsque le mental, cause de toutes les perceptions et actions, sera au repos.

8. Quelle est la nature du mental ? 

Ce qui est appelé «mental» est une merveilleuse force inhérente au Soi par laquelle toutes les pensées s'éveillent. En dehors des pensées, le mental n'existe pas. Aussi, la pensée constitue-elle la nature du mental. En dehors des pensées, il n'y a pas d'entité indépendante appelée monde. Dans le sommeil profond, il n'y a ni pensée ni monde. Dans les états de veille et de rêve, les pensées sont présentes ainsi que le monde. Tout comme l'araignée tire d'elle-même le fil (de la toile) et le résorbe en elle-même, le mental projette le monde en dehors de lui-même et le résorbe en lui-même. Quand le mental émerge du Soi, le monde surgit. Ainsi, lorsque le monde apparaît (comme réel), le Soi n'apparaît pas; et lorsque le Soi apparaît (ou resplendit), c'est le monde qui n'apparaît pas. Si on s'interroge assidûment sur la nature du mental, celui-ci finira par disparaître, laissant seul le Soi. Ce qui est désigné comme le Soi est l'âtman. Le mental ne peut exister indépendamment du monde grossier; il ne peut subsister par lui-même. C'est le mental qu'on appelle corps subtil ou âme (jîva).

9. En quoi consiste la voie de l'investigation dans la nature du mental ? 

Ce qui s'élève dans ce corps en tant que « je » est le mental. Si on se demande de quelle partie du corps la pensée « je » s'élève en premier, on découvrira que c'est du Coeur. C'est là qu'elle prend naissance. Aussi, en dirigeant son attention constamment sur le "Je"-"je", on sera conduit à cet endroit. La première de toutes les pensées qui apparaissent dans le mental est la pensée « je ». C'est seulement après la naissance de celle-ci que les autres pensées s'élèvent. En d'autres termes, ce n'est qu'après l'apparition du premier pronom personnel que le deuxième et le troisième pronom apparaissent; en l'absence du premier le deuxième et le troisième ne peuvent exister.

10. Comment le mental peut-il devenir tranquille ? 

Par l'investigation « Qui suis-je ? ». La pensée « Qui suis-je ? » détruira toutes les autres pensées, et, semblable au bâton qu'on utilise pour remuer le bûcher, elle sera détruite, elle aussi, en temps voulu. C'est alors que la réalisation du Soi commencera à poindre.

11. Par quel moyen peut-on se maintenir dans la pensée « Qui suis-je ? » ? 

Lorsque des pensées surgissent, au lieu de les suivre, on doit plutôt se demander : « A qui sont elles venues ? ». Peu importe le nombre de pensées qui s'élèvent ainsi. Si vous vous demandez à chaque fois : « A qui cette pensée est-elle venue ? », la réponse sera « à moi ». Si vous poursuivez alors l'investigation « Qui suis-je ? », le mental retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir s'évanouira. En persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera peu à peu la capacité de demeurer dans sa source. Lorsque le mental qui, lui, est subtil s'extériorise à travers le cerveau et les organes sensoriels, les noms et les formes du monde grossier apparaissent; s'il demeure dans le Coeur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas laisser le mental s'extérioriser, mais le maintenir dans le Coeur est ce qu'on appelle « intériorisation » (antar-mûka). Si le mental quitte le Coeur, on appelle cela « extériorisation » (bahir-mûka). Ainsi, quand le mental demeure dans le Coeur, le « je », origine de toutes les pensées, s'évanouit, et le Soi toujours présent resplendit. Quoique l'on fasse, on doit le faire sans le « je » de l'ego. Si on agit de telle manière, tout se révèle comme étant de la nature de Shiva.

12. N'existe-t-ils pas d'autres moyens pour apaiser le mental ? 

Il n'y a que l'investigation comme moyen adéquat. Si l'on s'efforce de maîtriser le mental par d'autres moyens, on y arrivera, mais seulement en apparence, car il s'élèvera à nouveau. C'est ainsi que le mental peut être apaisé par le contrôle de la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle de celle-ci; quand elle reprend, le mental se met, lui aussi, à s'agiter et à errer par la force de ses impressions latentes. Le mental et la respiration ont la même source. Le mental est constitué de pensées. La première qui surgit dans le mental est la pensée "je"; et c'est l'ego. L'ego a son origine à l'endroit même d'où s'élève la respiration. Ainsi, quand le mental s'apaise, la respiration est contrôlée, et quand la respiration est contrôlée, le mental s'apaise. Mais, dans le sommeil profond, bien que le mental soit tranquille, la respiration ne s'arrête par pour autant. Ceci est dû à la volonté divine et a pour but de protéger le corps et d'éviter qu'il soit pris pour mort. 

En état de samâdhi, et en état de veille lorsque le mental est tranquille, la respiration est contrôlée. Le souffle est la forme grossière du mental. Jusqu'au moment de la mort, le mental garde le souffle dans le corps; et quand le corps meurt le mental emmène le souffle avec lui. Par conséquent, la pratique du contrôle de la respiration n'est qu'une aide pour dompter le mental (manonigraha); elle n'apporte pas l'extinction du mental (manonâsha). Comme la pratique du contrôle de la respiration, ainsi la méditation sur une forme de Dieu, la répétition de mantras, le régime alimentaire etc. ne sont que des aides pour apaiser le mental. Par la méditation sur des images de Dieu et par la répétition de mantras, le mental se fixe sur un seul point. La nature du mental est précisément d'errer. Tout comme la trompe d'un éléphant cesse de s'agiter lorsqu'il tient une chaîne, car il ne cherche plus à saisir autre chose, de même le mental quand il est occupé à méditer sur des noms et des formes ne s'intéresse à rien d'autre. Quand le mental se déploie sous forme d'innombrables pensées, chacune d'elles finit par s'affaiblir; quand, au contraire, les pensées s'évanouissent, le mental se fixe sur un seul but et devient fort; pour un tel mental la recherche du Soi devient chose aisée. De toutes les règles de conduite, celle d'un régime restreint à la nourriture sattvique en quantité modérée est la meilleure. En observant cette règle, la qualité sattvique du mental se développe et cela favorise la pratique de la recherche du Soi.


13. Les impressions résiduelles (les pensées) relatives aux objets apparaissent, interminablement, comme les vagues sur l'océan. Quand seront-elles toutes détruites ? Par la méditation de plus en plus puissante les pensées seront finalement détruites.

14. Est-il possible pour ces impressions, formées depuis des temps immémoriaux, de se résorber, afin que l'on demeure le pur Soi ? 

On doit toujours persévérer dans la méditation sur le Soi, sans laisser place au doute « Est-ce possible, ou non ? ». Aussi pêcheur qu'on puisse être, il ne sert à rien de se tourmenter et de pleurer « Oh, je suis un pêcheur, comment puis-je être sauvé ? ». Si l'on renonce à la pensée « Je suis un pêcheur » et si l'on reste profondément centré dans la méditation sur le Soi, le succès est assuré. Il n'y pas deux mentaux, un qui serait bon et un qui serait mauvais; il n'y a qu'un seul mental. Ce ne sont que les impressions résiduelles qui sont de deux sortes - favorable et défavorable. Quand le mental est sous l'influence des impressions favorables on le considère comme bon; sous des impressions défavorables il est dit mauvais. On ne doit pas permettre au mental de se tourner vers les choses du monde et de se mêler des affaires des autres. Aussi mauvais que certains êtres puissent paraître, on ne doit pas les haïr pour autant. Le désir doit être évité au même titre que la haine. Tout ce que l'on donne à autrui, on se le donne à soi-même. Sachant que telle est la vérité, comment peut-on encore refuser quoi que ce soit à son prochain ? Si l'ego se manifeste, tout se manifeste; si l'ego s'apaise, tout s'apaise. A mesure que nous nous conduisons avec humilité, le bien s'établit. Une fois le mental tranquillisé, peu importe où l'on vit.

15. Combien de temps l'investigation doit-elle être pratiquée ? 

Tant que les impressions des objets demeurent dans le mental, il est nécessaire de poursuivre l'investigation « Qui suis-je ? ». Dès que les pensées se manifestent elles doivent êtres détruites à l'endroit même de leur origine par l'investigation. Se livrer sans interruption à la contemplation du Soi, jusqu'à ce qu'il soit réalisé, cela suffit. Tant que la forteresse est occupée par les ennemis, ceux-ci tenteront de se lancer au dehors; mais si, au moment où ils s'élancent, ils sont anéantis, la forteresse tombera dans nos mains.

16. Quelle est la nature du Soi? 

En vérité, seul le Soi existe. Le monde, l'âme individuelle et Dieu ne sont que des apparences dans le Soi, comparable à l'argent dans la nacre. Ils apparaissent et disparaissent simultanément. Le Soi est ce en quoi la pensée «je» n'existe plus. Cela est appelé « Silence ». Le Soi lui-même est le monde; il est le «Je»; il est Dieu; tout est Shiva, le Soi.

17. Tout n'est-il pas l'oeuvre de Dieu ? 

Le soleil se lève sans désir, sans intention ni effort; et par sa simple présence, la pierre émet de la chaleur, le lotus fleurit, l'eau s'évapore et les hommes accomplissent leurs tâches diverses et variées, puis se reposent. De même qu'en présence de l'aimant l'aiguille se met à bouger, ainsi, par le pouvoir de la présence de Dieu, les âmes, gouvernées par les trois fonctions (cosmiques) ou par la quintuple activité divine, accomplissent leurs actions, puis se reposent, conformément à leur karma. Dieu n'a pas d'intention et aucun karma n'adhère à Lui; c'est comme le soleil qui reste insensible aux activités du monde ou l'éther qui pénètre tout sans être influencé par les aspects positifs ou négatifs des quatre autres éléments.

18. Qui, parmi les adorateurs, est le plus grand ? 

Celui qui s'abandonne au Soi, ou Dieu, est l'adorateur le plus parfait. S'abandonner à Dieu signifie demeurer fermement dans le Soi sans permettre à une autre pensée que celle du Soi de surgir. Tout fardeau que nous remettons à Dieu, il le portera. Puisque le pouvoir suprême de Dieu anime tout, pourquoi ne nous y soumettons-nous pas, plutôt que de nous tracasser pour ce qui doit être accompli et comment il le sera. Sachant que le train transporte toute lourde charge, pourquoi devrions nous, nous les passagers, continuer à porter nos petits bagages sur les genoux, pour notre plus grand inconfort, au lieu de les poser à terre dans le train et d'être à l'aise.

19. Qu'est-ce que le non-attachement ?

Non-attachement signifie détruire les pensées à l'endroit même où elles naissent et cela sans laisser aucune trace. Tout comme le pêcheur de perles attache des pierres à sa taille et plonge au fond de la mer pour ramener la perle, de même, chacun de nous devrait se munir de non-attachement, plonger en lui-même et obtenir la Perle du Soi.

20. Est-il possible pour Dieu et le Gourou de provoquer la Libération de l'âme ? 

Dieu et le Gourou ne font que montrer le chemin vers la Libération; ils ne conduisent pas eux-mêmes l'âme à l'état de Libération. En vérité, Dieu et le Gourou ne sont pas différents. De même que la proie qui est tombée entre les mâchoires du tigre ne pourra jamais se libérer, ainsi ceux qui sont tombés sous le regard de grâce du Gourou seront sauvés par lui et ne se perdront plus; cependant, chacun doit par son propre effort poursuivre la voie que Dieu ou le Gourou lui a indiquée et ainsi obtenir la Libération. Se connaître soi-même n'est possible que par son propre oeil de connaissance et non avec celui d'autrui. Râma a-t-il besoin d'un miroir pour savoir qu'il est Râma ? 

21. Est-il nécessaire pour celui qui aspire à la Libération d'explorer la nature des différents tattva (2)

Tout comme on n'éprouve pas le besoin d'examiner une par une les ordures avant de les jeter, de même il n'est pas nécessaire pour celui qui désire connaître le Soi de compter le nombre de tattva ou de s'intéresser à leurs caractéristiques; il lui faut plutôt rejeter tous les tattva qui lui cachent le Soi. Le monde doit être considéré comme un rêve.

22. N'y a-t-il alors pas de différence entre l'état de veille et l'état de rêve ? 

L'état de veille est long, l'état de rêve est court; il n'y a pas d'autre différence. Les événements du rêve paraissent tout aussi réels quand on rêve que ceux de l'état de veille paraissent réels quand on est éveillé. Dans le rêve le mental revêt un autre corps. Les pensées, les noms et les formes apparaissent simultanément aussi bien dans l'état de veille que dans l'état de rêve.

23. Les études livresques sont-elles de quelque utilité pour ceux qui aspirent à la Libération ? 

Toutes les Écritures sont d'accord sur le fait que, pour obtenir la Libération, le mental doit être apaisé; une fois que l'on a compris que l'essence de leur enseignement est la maîtrise du mental, il devient futile de faire des études interminables. Pour tranquilliser le mental il suffit de chercher en soi-même ce qu'est la nature du Soi. Cette recherche, comment peut-on la mener dans les livres ? On ne peut connaître le Soi que grâce à l'Œil de la Sagesse. Le Soi se trouve à l'intérieur des cinq enveloppes (1), mais les livres se trouvent en dehors d'elles. Puisque le Soi doit être cherché à l'intérieur en rejetant les cinq enveloppes, il serait donc futile de le chercher dans les livres. Arrivera le moment où il faudra oublier tout ce que l'on a appris.

24. Qu'est-ce que le bonheur? 

Le bonheur est la nature même du Soi; le Soi et le bonheur ne sont pas distincts. Le bonheur ne se trouve dans aucun objet du monde. A cause de notre ignorance nous nous imaginons que ce sont les objets qui nous procurent le bonheur. Quand le mental s'extériorise il éprouve de la souffrance. La vérité est que, ses désirs une fois satisfaits, il retourne chez lui [à sa source] et jouit du bonheur qui n'est autre que le Soi. De la même manière, dans les états de sommeil, de samâdhi et d'évanouissement et quand l'objet désiré est obtenu ou l'objet non désiré éliminé, le mental se tourne vers l'intérieur et jouit du bonheur du Soi. Ainsi, le mental erre sans cesse, tantôt il abandonne le Soi, tantôt il y retourne. Il est agréable d'être à l'ombre d'un arbre; dehors, la chaleur du soleil est brûlante. Quand on s'est promené sous le soleil, on apprécie la fraîcheur de l'ombre. Celui qui n'arrête pas de passer de l'ombre au soleil et du soleil à l'ombre est un insensé. L'homme avisé reste toujours à l'ombre. De même, le mental de celui qui connaît la vérité ne quitte jamais le brahman. Le mental de l'ignorant, au contraire, se mêle aux choses du monde et, se sentant misérable, il retourne vers le brahman un court instant afin d'éprouver le bonheur. En fait, ce qui est appelé monde n'est rien que pensé. Quand le monde disparaît, en d'autres termes, quand le mental est libre de pensées, il fait l'expérience du bonheur; inversement, quand le monde apparaît il éprouve douleur et souffrance.

25. Qu'est ce que la vision de la Sagesse (jñâna-drishti) ? 

Rester tranquille est ce qu'on appelle la vision de la Sagesse. Rester tranquille, c'est laisser le mental se résorber dans le Soi. Télépathie, clairvoyance et connaissance du passé, du présent et de l'avenir n'ont rien à voir avec la vision de la Sagesse.

26. Quelle est la relation entre absence de désir et Sagesse ? 

L'absence de désir est Sagesse. Les deux ne sont pas distincts; ils sont un et le même. L'absence de désir veut dire que le mental n'est plus tourné vers les objets. La Sagesse signifie qu'aucun objet n'apparaît dans la conscience. En d'autres termes, ne pas chercher autre chose que le Soi signifie détachement ou absence de désir; ne pas quitter le Soi est Sagesse.

27. Quelle est la différence entre investigation et méditation ? 

Par l'investigation on maintient le mental dans le Soi. La méditation consiste à contempler le Soi qui est le brahman, Etre-Conscience-Félicité.

28. Qu'est-ce que la Libération? 

Scruter la nature de son soi enchaîné et réaliser sa véritable nature est la Libération.

(1) La Taittirîya-upanishad décrit cinq enveloppes (kosha) recouvrant le Soi : annamaya-kosha - enveloppe faite de nourriture (le corps physique) prânamaya-kosha - enveloppe faite de souffle (la force vitale) manomaya-kosha - enveloppe faite de mental vijñânamaya-kosha - enveloppe faite de l'intellect ânandamaya-kosha - enveloppe faite de félicité
(2) Principes fondamentaux du phénomène SRI RAMANARPANAM ASTU
Texte original Contactez l'auteur, commentaire ou autre.

Source : http://www.sagesse.ms11.net/page11.html

lundi 3 juin 2019

Raison et Intuition par Mario Bunge

Documentation - L'intuition philosophique, l'intuitionnisme mathématique, l'intuition des scientifiques par Mario Bunge


Raison et intuition par Mario Bunge
Présentation de l'éditeur
" Intuición y razón ", le titre original en espagnol.

Ce livre contient trois conférences données par Mario Bunge à l'Université de Pennsylvanie à la fin de l'année 1960, dans le cadre des Départements de Mathématiques, de Physique et de Philosophie. La première édition fut publiée par Prentice Hall en 1962, sous le titre " Intuition and Science ". Elle a été rééditée en 1975 par Greenwood Press. En 1965, les Éditions Universitaires de Buenos Aires en ont publié la traduction espagnole sous le titre  " Intuición y Ciencia ". Toutes ces éditions sont épuisées depuis des années. La présente édition est la traduction de la version entièrement revue, augmentée et actualisée par l'auteur de l'édition argentine de 1965.




TABLE DES MATIÈRES
Préface
Introduction

Chapitre I : L'INTUITIONNISME PHILOSOPHIQUE
1. D'Aristote à Kant.
1. 1. Sources de l'intuitionnisme aristotélicien.
1. 2. L'intuition rationnelle chez Descartes.
1. 3. La science intuitive de Spinoza.
1. 4. L'intuition pure de Kant.
2. L'intuitionnisme contemporain.
2. 2. Le " Verstehen " de Dilthey.
2. 3. L' " intuition métaphysique " de Bergson.
2. 4. La " Wesensschau " de Husserl.
2. 5. Intuitions de valeurs et de normes.
3. Bilan.

Chapitre II : L'INTUITIONNISME MATHÉMATIQUE
1.  Sources.
1. 1. Sources mathématiques et philosophiques.
1. 2. Brouwer et Kant.
2. Thèses principales.
2. 1. Statut de la logique et de la mathématique.
2. 2  La thèse intuitionniste de l'intuitionnisme mathématique.
2. 3. Le principe de constructivité.
2. 4  Le tiers-exclu.
2. 5  Intuitionnisme mathématique et intuitionnisme philosophique.
3. Les Pour et les Contre.
Chapitre III : L'INTUITION DES SCIENTIFIQUES
1. Types d'intuition.
1. Un mythe concernant la méthode.
1. 2. L'intuition comme perception.
1. 3. L'intuition comme imagination.
1. 4. L'intuition comme raison.
1. 5. L'intuition comme capacité d'évaluation.
2. Nouvel examen de certains types d'intuition intellectuelle.
2. 1. L'intuition intellectuelle comme une manière normale de penser.
2. 2 L'imagination créatrice.
2. 3. L'inférence catalytique.
2. 4. Phronesis.
3. L'intuition, embryon incertain.
3. 1. Les intuitions et leur mise à l'épreuve.
3. 2. " Intuitif" versus " systématique ".
3. 3. Le rôle de l'intuition en science.
Conclusions.


Livre téléchargeable gratuitement ici
http://www.vigdor.com/titres/bungeIntuitRaist.htm






jeudi 13 décembre 2018

Vivre sans peur, vous n'êtes pas le corps

Paramahansa Yogananda

Extrait du livre Vivre sans peur, Libérez les forces secrètes de l'âme de Paramahansa Yogananda

Le chemin vers l'intrépidité permanente : vivez votre immortalité grâce à la méditation.

Vous arrive t'il de penser que vous avez été complètement déstabilisé par les événements – ébouriffé, secoué, malmené, sans pouvoir vous défendre ? Bannissez de telles pensées ! Vous avez bel et bien du pouvoir, mais vous ne l'utilisez pas. Vous avez tout le pouvoir dont vous avez besoin. Rien n'est plus grand que le pouvoir de l'esprit.

Il est très important d'analyser pourquoi vous vous comportez ainsi. Certaines personnes sont remplies de peurs ; elles en ont fait une habitude chronique. Elles entretiennent quotidiennement leur peur ; c'est pourquoi leurs journées sont assombries par les soucis et l'anxiété. Quelle logique y-a-t-il en cela ? Nous allons tous mourir un jour. Cela n'arrive qu'une seule fois et lorsque le jour est venu, tout est passé. Alors pourquoi avoir peur de la mort ? Pourquoi mourir de peur tous les jours ? Lorsque vous apprenez à raisonner clairement, vous vous apercevez combien de vos comportements et de vos actes quotidiens sont ridicules ; le malheur qu'ils créent est totalement superflu.

Il est vrai que l'ego de l'homme ne prend une certaine forme et personnalité qu'une seule fois. Mais bien que l’ego abandonne les individualités successives de ses incarnations, il conserve cependant dans des compartiments subconscients, les plaisirs et les terreurs des expériences de toutes ses vies antérieures. Chaque être humain ressent au fond de lui de nombreuses peurs souterraines qui plongent leurs racines dans de sombres expériences de ses vies passées dont il a depuis longtemps perdu le souvenir.

Ceux qui passent leurs séjours terrestres à réagir par des émotions au film onirique interminable de la vie continueront à regarder les images oniriques turbulentes de la mort et des nouvelles incarnations... C’est dans la profondeur de la méditation et du samadhi que l'homme éradique les spectres obsédants de ses peurs inexplicables.

Affranchissez votre esprit des petites habitudes qui vous maintiennent constamment attaché au monde. Souriez de ce sourire perpétuel – le sourire de Dieu. Souriez de ce franc sourire d'audace souveraine – ce sourire d'un million de dollars que personne ne peut vous voler... Vivez chaque seconde dans la conscience de votre relation à l'infini.


Le fait de réaliser que tout pouvoir de penser, parler, sentir et agir vient de Dieu et qu'Il est avec nous à jamais pour nous guider et nous inspirer, nous délivre instantanément de la nervosité. Cette prise de conscience s'accompagne d'éclairs de joie divine ; par moments, une profonde illumination envahit tout notre être, bannissant l'idée même de la peur. Comme un océan, la puissance divine déferle en nous, jaillissant à travers notre cœur en des flots purifiants, arrachant et emportant avec elle toutes ces obstructions illusoires que sont le doute, la nervosité et la peur. On transcende la matière illusoire, la conscience de n'être qu'un corps mortel, en établissant un contact avec la douce sérénité de l'Esprit, ce qui est possible par la méditation quotidienne. C'est alors que l'on se rend compte que le corps est comme une petite bulle d'énergie dans son Océan cosmique.

Dieu a fait de nous des anges d'énergies, enchâsses dans des corps solides – le courant vital rayonnant à travers cette ampoule électrique qu'est la chair -, mais nous nous concentrons actuellement sur les faiblesses et les fragilités de l'ampoule en ayant oublié comment ressentir les propriétés immortelles et indestructibles de la vitalité éternelle, présente dans notre corps de chair périssable.

Vous ne faites que rêver votre corps de chair. Votre moi véritable ou soi est lumière et conscience. Vous n'êtes pas ce corps physique. Le fait que votre corps soit visible trompe la conscience que vous avez de la matérialité. Si vous développez la superconscience – la conscience de votre véritable moi, l'âme – vous réaliserez que le corps n'est qu'une simple projection de ce soi intérieur invisible. Vous pourrez ensuite faire de votre corps ce que vous voudrez. Mais n'essayez pas dès maintenant de marcher sur l 'eau !

L'élan religieux doit viser à transformer notre conscience qui croit en un corps mortel et périssable afin qu'elle réalise que cette chair « solide » se compose d'énergie immortelle et impérissable, densifié ou « gelée » en une forme humaine. Et cette forme est maintenue en vie par l’énergie cosmique, cette intelligence divine suprême qui se trouve en nous et autour de nous...

L'énergie pure ne peut être touchée par les accidents de voiture, les rhumatismes, l'appendicite, le cancer ou la tuberculose – pas plus qu'elle ne peut périr par l'épée, les balles ou le feu. Nous avons besoin d'une religion pratique qui nous enseigne comment devenir conscients de nous-mêmes en tant qu'âmes enchâssées dans des corps d'énergie lumineuse et éternelle.

Orientez le projecteur de notre attention vers l'intérieur, le détournant de l'homme visible et limité. Le corps physique souffre de maux de tête et d'estomac et, l'âge aidant, de décrépitude. C'est un petit animal des plus pernicieux : tout le temps en train de se plaindre et de réclamer quelque chose! L'homme visible ne peut supporter les revers ; il lui arrive parfois de se hérisser pour une vétille. L'homme invisible est intouchable, rien ne peut l'atteindre, il est libre. Il peut écarter tous les problèmes du corps physique. L'homme invisible en vous est ce que vous êtes vraiment. « Saches que Celui par qui tout a été manifesté et pénétré est impérissable. Nul ne possède le pouvoir d'amener la destruction de cet Esprit immuable. »(1)

Vous pensez être le corps, mais vous ne l'êtes pas. Un morceau de glace peut être liquéfié et disparaître ensuite par évaporation. Ce processus peut être inversé en condensant la vapeur en liquide et recongelant le liquide pour qu'il se solidifie à nouveau en glace. L'homme ordinaire n'a pas encore appris à accomplir des transformations similaires avec ses atomes corporels, mais le Christ a prouvé que cela pouvait être réalisé...

Nous approchons de cette période de l'évolution durant laquelle nous nous rendrons de plus en plus compte que nous sommes véritablement des êtres invisible, des âmes. Vivre en étant uniquement conscient de ce corps visible, fait de chair, retarde l'évolution spirituelle, car le corps est sujet à la souffrance, due aux maladies, aux accidents, à la pauvreté, à la faim et à la mort. Nous ne devrions pas avoir envie de penser de nous-mêmes comme étant ce corps visible, vulnérable et périssable. L'homme invisible que nous sommes ne peut être ni blessé ni tué. Ne devrions-nous pas redoubler d'efforts pour réaliser notre nature immortelle qui nous est encore inconnue ?

En améliorant nos connaissances sur le soi, ce moi invisible, nous serons en mesure de maîtriser l'homme visible, tout comme les grands maîtres le font. Même lorsque l'homme visible est en détresse, l'homme invisible intérieur, conscient de ses pouvoirs divins, peut rester détaché de toute souffrance physique.

Comment parvenir à une telle maîtrise ? 

Tout d'abord, vous devez apprendre à vivre davantage dans le silence et vous devez apprendre à méditer. A première vue, cela peut paraître dénué d'intérêt ; vous êtes restés si étroitement lié avec ce corps visible qu'il vous est difficile de penser à autre chose qu'à ses problèmes incessants, ses désirs et ses exigences. Mais faites un effort. Les yeux fermés, répétez inlassablement : « Je suis fait à l'image de Dieu. Ma vie ne peut être détruite d'aucune façon. Je suis un être invisible et éternel. »

Cet être invisible est fait à l'image de Dieu, libre comme l'Esprit. C'est dans l'homme visible que résident tous les problèmes et toutes les restrictions du monde. Chaque fois que nous sommes conscients de notre corps, nous sommes enchaînés aux restrictions du corps. C'est pourquoi les grands maîtres nous enseignent à nous recueillir les yeux clos et à nous souvenir, en méditant sur le soi invisible, que nous ne sommes pas limités à ce que nos corps physiques peuvent accomplir...

Faites un effort suprême pour atteindre Dieu. Je vous parle de cette vérité pratique, de bons sens et je vous offre une philosophie qui effacera en vous toute la conscience que vous pouvez avoir de la douleur . N'ayez peur de rien.

Méditez avec foi et intensité, et un beau jour, vous vous éveillerez extasié en Dieu et verrez à quel point les hommes sont insensés de penser qu'ils souffrent. Vous, moi et eux ne sommes tous que pur Esprit.


Pour aller plus loin 
Pour découvrir les enseignements de Paramahansa Yogananda, 2 livres audio sur you tube


jeudi 6 décembre 2018

J'accrois ma connaissance du fleuve de l'Esprit

Cet article est publié à titre d'information, si vous avez un problème de santé, veuillez consulter votre médecin et suivre ses recommandations.

Voici un traitement de soi quotidien proposé par le Docteur Frederick Bailes. 


Les mots sont à lire à voix haute ou à voix basse, et bien intégrer ce que vous êtes entrain de dire, matin et soir pendant 1 semaine. Les affirmations, les prières scientifiques permettent de dissoudre les vieux schémas de pensées négatives qui ont habité notre conscience depuis des années et révéler de nouveaux schémas de pensées.
« Aujourd’hui j'accrois ma connaissance du fleuve de l'Esprit qui coule en moi. Je suis guéri de la déformation qui n'apercevait que les débris à la surface. Ma vision plus claire pénètre à présent jusqu'à la Réalité en dessous, jusqu'au flot pur et sans souillure de l'infini, et ma guérison s’accomplira au moment où, vivant, j’atteindrai le fleuve, comme il est vivant en moi.

Le fleuve de l'Esprit Parfait de Dieu se manifeste aujourd’hui en moi en tant que vie. Il inonde maintenant ma conscience en tant que joie. Il baigne maintenant mon être entier en tant que paix. Il subvient maintenant à tous mes besoins et se transforme en un Niagara d'abondance. Il est un fleuve de guérison physique pour moi et les miens. Mon bien est si grand qu'il déborde dans les vies des autres et met en mouvement leur bien. Je deviens ainsi une bénédiction pour tous ceux qui entrent en contact avec moi aujourd'hui. »

frédérick bailes
Dans le foyer de l'attention


Selon Le Docteur Frédérick Bailes, ce sont les pensées modèles destructrices en chacun qui sont la cause de la désharmonie et de la souffrance des personnes et de l'humanité. Elles peuvent remonter aux ancêtres.

Selon lui, il est une évidence de les effacer pour le traitement de guérison et d'augmenter les pensées modèles créatives et optimistes. Et c'est l'intelligence infinie des profondeurs qui fait le travail afin de les manifester dans la forme.

Nous prononçons la parole qui guérit en étant en relation avec la puissance infinie et abandonnons la guérison à l'intelligence des profondeurs qui suit le modèle de ce qui est dit pour le réaliser dans la forme, de la maladie à la guérison. C'est une merveilleuse loi de guérison tout à fait scientifique selon lui qu'il explique dans ses livres.


Pour aller plus loin, vous pouvez lire son livre, un manuel de cours pour étudiants qui veulent apprendre les prières scientifiques, Santé, Prospérité et Sérénité. 


Affirmations brèves proposées par Paramahansa Yogananda


** Père parfait, Ta lumière brille à travers le Christ, à travers les saints de toutes les religions, à travers les maîtres de l'Inde et à travers moi. Cette lumière divine est présente dans chaque partie de mon corps. Je suis bien.
**Je suis renouvelé et fortifié par Ton énergie dispensatrice de vie.
** Divin Berger, viens au secours de mes pensées, ces agneaux perdus dans le désert de l'agitation et conduis-les vers l'enclos sacré de Ta paix.



Prière du jour par Jack et Cornélia Addington

Je choisis la protection divine
"Je suis protégé à tout moment et en toute circonstance. Dieu qui m'a créé et qui est au centre de mon être, sait comment me protéger et me guider de telle sorte qu'aucun mal ne m'advienne. Je n'ai pas d'ennemis. Je suis toujours protégé. Je suis uni à la Vie.
Il en est ainsi."




mercredi 5 décembre 2018

Comment faire la différence entre l'Intuition et le Mental ? (1)

Comment faire la différence entre l'intuition et le mental ? (1)

Par Kathy Hanke 


D'abord tout dépends ce que vous appelez le mental. L'Intuition utilise le mental pour donner des informations qui ne viennent pas du mental. L'intuition utilise la pensée pour nous donner des idées, elle utilise notre cerveau et notre corps.



Comme je l'enseigne lors du Module 1, les freins de l'Intuition sont les conditionnements négatifs, les projections, les réactions, les présuppositions ainsi que les croyances. Donc comment voir ces freins ? Comment en être conscients ?




Si vous êtes en colère, ce n'est pas de l'Intuition ; de même avec la peur. Les émotions ne sont pas de l'intuition, c'est une autre forme d'intelligence. La réaction n'est pas de l'Intuition, elle est plutôt relié aux conditionnements.

Les informations intuitives sont pertinentes, elles sont fiables et utiles ; et elle s'adresse à vous personnellement, c'est votre langage de l'Intuition. Si dans vos infos il y a des "je dois" "tu dois" "il faut que", ce n'est pas de l'Intuition. L'Intuition suggère, elle ne commande pas. L'intuition va droit au but, elle est précise.

Si la suite d'informations est trop logique, vous n'êtes pas dans l'Intuition. Les données sont non linéaires, et ne dépendent pas de la logique et de la réflexion.

Si le mental est un menteur, quand vous vérifierez vos données et interprétations avec la réalité, vous verrez les fausses données. Ou alors posez vous la question, est ce un mensonge ?

Les erreurs se font aussi lors de l'interprétation. 

C'est avec la pratique que l'on affine le processus, c'est une plongée en soi et l'Intuition vous guide là où vous dirigez votre attention.

Accepter de se tromper, avancer, approfondir, éclairer font partie de la pratique. En se trompant, nous comprenons et avançons, les erreurs sont des marches pour apprendre. 

Bonne pratique à tous ;-) 



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mercredi 28 novembre 2018

L’aide spirituelle après la mort

L’aide spirituelle après la mort

Extrait d’un guide pour l’accompagnement émotionnel et spirituel des mourants selon le bouddhisme tibétain.




La profondeur de notre propre pratique spirituelle, la force et la pureté de notre intention pleine de compassion constituent le soutien suprême que nous pouvons apporter à une personne qui vient juste de mourir.

Une aide spirituelle très efficace, que nous pouvons offrir à une personne récemment décédée, consiste à nous concentrer sur la pratique essentielle du p’owa.

Cette pratique a le pouvoir de guérir l’esprit de la personne défunte, de l’aider à purifier les regrets de sa vie et les souffrances de sa mort, de la guider sur son chemin vers la libération ou de la conduire vers une meilleure renaissance. 

Par conséquent, après la mort d’un être proche, nous vous encourageons sincèrement à effectuer maintes et maintes fois la pratique essentielle du p’owa, avec une compassion et un respect profonds.

1. Apaiser votre esprit en prenant quelques respirations
2. Prendre refuge
(c’est-à-dire, laisser fondre votre esprit dans la Sagesse divine, comme le Christ Jésus a confié son esprit à son Père)
3. Offrir ce temps de prière pour le bénéfice de la personne qui vient de décéder.

Ensuite…Éveillez tout d’abord votre compassion, puis visualisez la personne qui continue son cheminement, voyez-la assise devant vous et invoquez de tout votre cœur, au-dessus d’elle, la présence rayonnante du Christ, d’un Bouddha ou d’un Être divin. 

Demandez alors à cette présence de purifier toutes les traces d’actions négatives de cette personne et de la libérer de la détresse, ou de la souffrance, liée à la mort. 

Visualisez que cette présence divine envoie vers la défunte des rayons lumineux d’un éclat extraordinaire qui la bénissent et la purifient. La récitation d’un mantra (par exemple : Om mani pedmé houng) ou d’une courte prière aidera à accomplir cette purification qui transformera complètement l’autre personne en lumière.

Puis, son être – corps et esprit – s’élève et se fond dans le cœur de la présence divine.
Lorsque vous offrez cette pratique, ou des prières à l’intention de la personne qui vous était proche, ne pensez pas seulement à elle mais aussi, si vous le pouvez, à tous ceux et celles qui sont morts dans la solitude ou dans des circonstances traumatiques.

Étendez votre compassion à tous les êtres et priez pour qu’ils soient purifiés des souffrances de leur vie et de leur mort, qu’ils fassent l’expérience du bonheur et de la paix et qu’ils atteignent finalement la libération complète de la souffrance.

Puis…Dédicacer les fruits de cette pratique. Par l’intention pure de cette pratique,
Puissent tous les êtres obtenir le bonheur et les causes du bonheur;
Puissent-ils être libres de la douleur et des causes de la douleur;
Puissent-ils ne jamais être séparés du grand bonheur qui est sans douleur;
Puissent-ils demeurer dans l’équanimité sans attachement ni aversion.

Om Mani Padme Houng


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Méditation de guérison spirituelle par Tony Agpaoa




samedi 18 août 2018

Le mental d'un être réalisé

Partage d'Enseignements spirituels

Le développement personnel comme son nom l'indique concerne la personne et l'ego pour se développer et réussir dans le monde. L'autre soi, l'allié infini, l'âme ou la connaissance de Soi est plus destinée au développement spirituel de la personne, bien qu'allier les deux soit une bonne chose, mais sans se perdre dans le besoin de renommée, devenir une star, être connue du monde entier, de succès sans accepter ses revers, d'égoïsme. Quelqu'un de célèbre, le plus souvent, n'est pas en paix avec lui-même, ce désir ne lui a pas apporté le bonheur sur le long terme. Nous n'avons pas besoin d'être riche et célèbre pour trouver cette paix intérieure, un état de joie non dépendant des situations extérieures.


Perles... du cœur d'Amma

Conversations avec Sri Mata Amritanandamayi Devi
Recueillies et traduites par Swami Amritaswatupananda


Ce livre regroupe 120 conversations informelles recueillies pendant 4 ans auprès de Amma par son disciple. 

La conversation que je publie aujourd'hui est "Le mental d'un être réalisé". Avant un extrait de la préface de ce livre pour vous situer le contexte de ces paroles.







Préface Perles du Coeur d'Amma, Extraits


L'existence humaine serait triste sans la communication verbale. Le fait d’échanger des idées et de partager des émotions est une partie essentielle de la vie. C'est toutefois dans le silence acquis par la prière et la méditation que nous parvenons véritablement à trouver la paix et le bonheur en ce monde bruyant où abondent les différences conflictuelles et la compétition.

Dans la vie quotidienne , nous sommes bien obligé de communiquer dans toutes sortes de situations et il est nous difficile d'observer le silence. Même quand notre environnement est à la quiétude, il n'est pas si facile de rester silencieux. Cela peut même conduire un être humain à la folie. Le silence plein de béatitude est cependant la vrai nature des êtres divins tels qu'Amma.

En observant comment Amma, dans le monde entier, accueille des situations très variées et reçoit des gens très différents, j'ai vu la grâce et la perfection avec laquelle Elle passe en un instant d'un état intérieur à l'autre. Tantôt Elle incarne le Maître spirituel, tantôt la Mère pleine de compassion. Son attitude est parfois celle d'un enfant, parfois celle d'un administrateur. Elle conseille des chefs d'entreprise, des scientifiques de haut-niveau et des dirigeants internationaux, puis se lève pour aller donner le Darshan, recevoir et consoler des milliers de ses enfants, issus de tous les milieux.

Amma passe généralement toute la journée et la plus grand partie de la nuit à les réconforter, à les écouter, à essuyer leurs larmes, à leur insuffler foi, force et confiance. Au milieu de tout cela Elle demeure à jamais établie dans son état naturel de sérénité. Jamais Elle n'est lasse, jamais Elle ne se plaint. Son visage resplendit toujours d'un sourire radieux. Amma, extraordinaire sous une forme ordinaire, consacre chaque moment de sa vie aux autres .

Quelle est la différence entre Amma et nous, Où est le secret ? D'où proviennent son énergie et sa puissance infinie ? Sa présence même constitue une réponse claire et tangible à ses questions. Mais Ses paroles les confirment :

« La beauté de vos paroles, le charme de vos actions, l'attrait de vos mouvements, tout dépend de la quantité de silence que vous créez à l'intérieur. Les êtres humains ont la capacité de s’absorber de plus en plus profondément dans ce silence. Plus vous allez en profondeur, plus vous approchez de l'Infini. »

Ce profond silence est le cœur même de l'existence d'Amma. L'Amour inconditionnel, l'incroyable patience, la grâce et la pureté d'Amma, tout ce qu'Elle incarne, ne sont que des prolongements du vaste silence qui l'habite. (...)

Tout comme Amma Elle-même, ses paroles possèdent une dimension plus profonde que ce que l'on peut voir au premier regard, un aspect infini que l'esprit humain ordinaire ne peut pas saisir. Je dois confesser ma propre incapacité à comprendre pleinement et à apprécier le sens le plus profond des paroles d'Amma. Notre esprit, qui s'attarde dans le monde trivial des objets, ne peut appréhender le moins du monde l'état de conscience suprême à partir duquel Amma parle. Cela dit, j'ai le sentiment très fort que les paroles d'Amma contenues dans livre sont très spéciales et différentes quelque peu de celle que l'on trouve dans les livres précédents. (….) L'univers entier y est contenu.
Ces mots ont leur source dans les profondeurs de la conscience d'Amma. Il faut donc les entendre, juste au-dessous de leur surface, le silence plein de béatitude et la nature réelle d'Amma. Lisez avec le cœur. Contemplez ces paroles et méditez les dans votre cœur ; elles révéleront leur sens caché.

Swami Amritaswaroupananda
13 septembre 2003


 Le mental d'un être réalisé


Question : Comment est le mental d'un être réalisé ?

Amma : C'est un mental sans mental.

Question : Est ce que c'est l'absence de mental ?

Amma : C'est un état d'expansion.

Question : Mais eux aussi communiquent avec le monde. Comment est possible sans mental ?

Amma : Bien sûr, ils « utilisent » le mental pour communiquer avec le monde. Il y a cependant une grande différence entre le mental humain ordinaire, rempli de pensées variées, et celui d'un mahatma (être réalisé). Les mahatmas se servent du mental tandis que dans notre cas, c'est le mental qui se sert de nous. Les êtres réalisées ne calculent pas, ils vivent dans la spontanéité qui est la nature du Cœur. Celui qui est trop identifié à son mental ne peut être spontané.

Question : La majorité des gens qui vivent dans ce monde sont identifiés à leur mental. Veux tu dire que leur nature à tous est manipulatrice ?

Amma : Non, en de nombreuses occasions, les gens s'identifient au coeur et à ses nobles sentiments. Lorsque les gens se montrent gentils, pleins de compassion et de considération envers les autres, ils se situent plus dans le cœur que dans le mental. Mais sont-ils toujours capables d'agir ainsi ? Non. Donc le plus souvent les gens s'identifient à leur mental. C'est ce qu'Amma voulait dire.

Question : Si la faculté d'être en parfaite harmonie avec les nobles sentiments du cœur est latente en chacun, pourquoi cela ne se produit il pas plus souvent ?

Amma : Parce que dans ton état actuel, le mental est plus puissant. Pour rester en harmonie avec les nobles sentiments du cœur, il faut que tu renforces le lien avec le silence de ton cœur spirituel et que tu affaiblisses celui qui te relie aux interférences de ton mental bruyant.

Question : Qu'est ce qui permet d''être spontané et ouvert ?

Amma : Moins d'intervention de l'ego.

Question : Que se passe-t-il quand l'ego intervient moins ?

Amma : Du plus profond de toi-même monte une aspiration intense qui te submerge. Tu as certes préparé le terrain, mais au moment où cela se produit, il n'y a de ta part ni calcul ni effort. L'action ou toute autre chose accomplie alors possède une grande beauté et t'apporte la plénitude. Les autres seront aussi très attirés par ce que tu as fait à ce moment là. En de tels instants, c'est ton cœur qui s'exprime et tu es proche de ton être véritable.
En réalité, de tels moments viennent de l'au-delà, au-delà du mental et de l'intellect. Il se produit tout à coup une mise en harmonie avec l'infini et tu puises à la source de l'énergie universelle.
Les maîtres parfaits demeurent constamment dans cet état de spontanéité et ils y amènent les autres.



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