dimanche 21 septembre 2014

Sur le jugement, par Arnaud Desjardins

Sur le jugement

L'intuition révèle les conditionnements

Quand la Lumière de l'Esprit pénètre les apparences, l'intuition révèle les conditionnements sous jacents aux comportements des autres, et qui permet ainsi la compréhension puis l'ouverture à l'Amour.

Voici un cours texte de Arnaud Desjardins dont j'ai eu la chance de rencontrer il y a quelques années à son ashram de St laurent du Pape en Ardèche. Je connaissais déjà son enseignement par ses livres depuis 1997, que je lue avec assiduité pendant quelques années et chose étrange, en lisant son enseignement, une impression de déjà-lu, déjà-connu et déjà-vécu dans les expériences et le processus de connaissance de soi.


Arnaud Desjardins, Maitre spirituel


Ne jugez pas, sinon vous ne sortirez pas du monde du jugement, vous jugerez les autres, vous vous jugerez vous mêmes, vous jugerez tout : la pluie, le beau temps. Renoncez à la justice habituelle et essayer de comprendre. Avant l'Amour vient la compréhension, la compréhension qu'en effet des lois psychologiques font que les êtres agissent comme ils agissent, sont déterminés et conditionnés à agir comme cela.

Tels qu'ils sont, ils ne peuvent pas agir autrement. Idéalement et en théorie, oui mais il faudrait qu'ils aient une autre éducation, un autre inconscient et d'autres glandes endocrines. Soyez un avec l'autre, ne laissez plus l'écran de l'égo et du mental s'interposer entre l'autre et vous.

Arnaud Desjardins


Pour aller plus loin 
Arnaud Desjardins a réalisé de nombreux films documentaires sur la spiritualité, je vous invite à voir le précieux documentaire ci-dessous réalisé en 1961, qui se révèle maintenant historique, sur les ashrams et les maitres spirituels en Inde, comme Swami Shivanada, Swami Ramdas, Mataji Krisnha Priya et Sri Ma Anandamayi. Une inde très différente de ce qu'elle est maintenant.

Le documentaire Ashrams, au coeur de la spiritualité, 

un des tous premiers documentaires en français traitant de l'Inde Spirituelle. "Ce film témoigne sur ces êtres hors du commun qui depuis de nombreux siècles, s'efforcent de soulager les souffrances, et les misères de leur prochain."







Pour les mails, cliquez ici pour voir le documentaire



dimanche 14 septembre 2014

Voyage en citations sur la perception et l'intuition

Si les portes de la perception étaient désembourbées, toutes choses apparaîtraient à l'homme tels qu'elles sont. Car l'homme s'est retranché au point qu'il ne voit plus rien, sauf à travers les étroites fissures de sa caverne. 
William Blake

William Blake, Le songe du jeune poète



Tout acte créateur implique (...) une nouvelle innocence de la perception, libérée de la cataracte des idées reçues.
Arthur Koesler, Les somnanbules

Il n'y aurait pas eu de révolution sans la connaissance du cerveau, sans scientifiques imaginatifs. La plupart des découvertes fondamentales sont nées d'intuitions audacieuses, et non de l'inévitable et laborieux assemblage de données connus. La science elle-même, comme l'a souligné Thomas Kuhn, l'historien des sciences, est une entreprise hautement révolutionnaire. 
Marylin Ferguson, La révolution du cerveau


Paysage du Tibet, l'ouverture à  l'immensité


L'intuition est indispensable dans vos relations professionnelles pour les fluidifier, résoudre les conflits et renforcer l'intelligence collective. En prenant davantage conscience de cette intuition, vos relations évoluent vers un niveau plus subtil et votre changement d'attitude et de comportement personnel influence favorablement les autres. L'usage de votre intuition va de pair avec votre responsabilité éthique.
Michel Giffard, La méthode Giffard



Les études neurophysiologiques faites sur les pratiquants ont montré pendant zazen que le cerveau intellectuel et analytique, le cerveau de la volonté consciente (cerveau frontal et cerveau gauche), se calment, et que, par contre, le cerveau droit et le cerveau profond, sièges de l'intuition et de la régulation du système nerveux autonome, sont activés. 
Roland Reich, L'Orient intérieur



La vache sacrée - Inde



Quand la nature sauvage est notre alliée et notre maître, nous ne voyons pas avec deux yeux mais avec les yeux multiples de l'intuition. L'Intuition fait de nous un ciel étoilé qui observe le monde avec des millions d'yeux. la femme indomptée connait le langage du rêve, les images, la passion et la poésie. 
Clarissa  Pinkola estes

La simplicité fondamentale, réelle ne peut naître que de l'intérieur; et de là se produit l'expression extérieure. Comment être simple est donc le  problème ; car la simplicité nous rend de plus en plus sensibles. Un esprit sensitif (un coeur sensitif) est essentiel, car il est alors susceptible de perception rapide. 
Krishnamurti, La première et dernière liberté


Peinture C215



Emily Dickinson disait : "L'âme devrait toujours être béante, prête à accueillir l'extase." L'Intuition est heureuse lorsque vous créez des associations d'idées, que vous appréciez la diversité, que vous vous amusez de l'excentricité, que vous cultivez la surprise. Pour aider votre intuition et votre imagination à s'écouler comme d'eau d'un robinet, modifiez votre façon de faire habituelle. Transformez vos habitudes, puisez dans un nouveau vocabulaire, servez-vous de votre autre main.
Penney Pierce, L'Intuition


L'intuition reproduit à notre échelle, le mystère d'un infini regard : un regard suprême qui a tout vu, tout su, et qui s'amuse maintenant de voir par petits bouts, lentement successivement, d'une manière temporelle, d'une infinité de points de vue tout ce qu'il a un jour embrassé d'un seul coup en une fraction d'Eternité.
Satprem

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Petite ballade en 4 citations

jeudi 11 septembre 2014

Comment prendre de meilleures décisions ?

Un exercice intuitif pour prendre de meilleures décisions

Les exercices intuitifs sont nombreux pour s'orienter pour prendre les meilleures décisions grâce à l'intuition. 

Je vous présente un coaching de Michel Giffard à ce sujet, précurseur de la pratique de l'Intuition en entreprise, avec un exercice et sa variante pour prendre la meilleure décision.


Par Michel Giffard


Michel Giffard, coach de managers et d'équipes


Comment prendre de meilleures décisions ?

Nous sommes le résultat de nos décisions passées. 

Si nous perfectionnions notre capacité à décider, notre vie devrait - logiquement ! - s'améliorer. Il s'agit donc bien d'une question essentielle. La prise de décision est certainement le domaine dans lequel nous exerçons spontanément le mieux notre intuition. Combien d'entre nous ont changé d'emploi, choisi leur logement, se sont mariés, ont opté pour une pratique spirituelle ou bien décidé du lieu de leurs dernières vacances sur un coup de cœur ? Un coup de cœur davantage alimenté par nos ressentis, nos convictions et nos intuitions que par une analyse rationnelle approfondie, qui pèseraient le « pour » et le « contre ». Nous avons en fait décidé sans savoir rationnellement où nous allions parce qu'au fond de nous-mêmes, nous étions certains de faire le bon choix : cette décision s'imposait à nous comme la seule possible, voire la seule « raisonnable ».

Décider, c'est exercer sa liberté. 

Parler de décision, c'est postuler la liberté du décideur. Quand nous croyons décider, nous avons – sans le savoir – déjà décidé l'essentiel : nous situer dans un système de croyance. Actuellement, la vision dominante du leadership voudrait que le dirigeant prenne ses décisions en fonction d'une analyse de la réalité et des informations objectives dont il dispose. Il apparaît au contraire qu'il considère d'abord son environnement sur la base de ses convictions préalables. La compétence majeure à acquérir n'est pas la faculté d'analyse mais bien l'acceptation de l'incertitude et l'aptitude à ne pas la craindre. Nous ne pouvons pas anticiper les évènements que nous n'arrivons pas à imaginer. L'imagination joue un rôle essentiel dans les décisions humaines. Imaginer, c'est se créer des ensembles de possibles, d'impossibles et de non-impossibles. Notre décision consiste d'abord à remettre en cause ces trois ensembles, notamment en travaillant sur notre système de croyance, c'est à dire la manière – pas toujours consciente – avec laquelle nous construisons notre réalité et notre vision du monde, avec laquelle nous analysions et rêvons à l'intérieur de nos possibles et impossibles. Nous composons avec le monde que nous nous sommes construit, où nous sommes enfermés. Nos possibles et impossibles ne sont ni rationnels, ni intuitifs. Ils sont existentiels. Étant nos évidences, ils sont notre point aveugle. Être responsable, c'est assumer nos possibles et nos impossibles, la part de nous-même que – le plus souvent – nous ne voyons pas et ce que nous ne maîtrisons pas.

Dans cette optique, l'intuition joue un rôle majeur dans la prise de décision :

- Nous venons de voir que votre intuition vous guide souvent dans les moments importants de votre vie, en excluant le cas de « fausse » intuition, issue de vos émotions ou de vos fantasmes. Pour progresser, il vous appartient de persévérer dans la remise en cause de vos croyances afin d'éclairer vos zones d'ombre. Vous aurez ainsi davantage confiance en vous et gagnerez en efficacité, confort et temps. Pour changer de perspective, un travail personnel – voire une thérapie – est souvent une excellente solution.

- Au quotidien, vous allez également améliorer votre capacité à prendre des décisions de moindre ampleur – à quelle heure fixer ce rendez-vous ? Quelle est ma priorité d'action, mon gros caillou du jour ? Que répondre à cette lettre ? - en utilisant mieux votre fonctionnement intuitif spontané. En appliquant le processus au deuxième temps de cette méthode, vous pourrez avoir l'impression d'être relié à volonté à votre intuition, comme si vous aviez un ami ou un coach toujours disponible pour vous accompagner et éclairer vos décisions, grandes ou petites. Le risque ? Qu'en sentiment de plénitude ou une jubilation intérieure altère la qualité de votre intuition. Le plus difficile n'est pas d'avoir une intuition mais de la valider. Avant de se décider, il est recommandé de prendre du recul et de s'accorder une pause, pour agir en toute lucidité. Si vous vous dites « je le sens bien », assurez-vous que ce c=n'est pas un prétexte pour cesser de réfléchir ou vous débarrasser d'un problème.

- La mondialisation et l'accélération de la circulation de l'information ont introduit de nouvelles inconnues dans les composantes de la décisions. Il y a quelques décennies, nous disposions de plusieurs semaines pour prendre une décision. Aujourd'hui, nous n'avons souvent que quelques jours pour nous décider voire quelques heures – ce qui favorise le recours à l'intelligence intuitive. Elle est plus que jamais nécessaire à l'apport d'une réponse pertinente dans le peu de temps imparti. Les managers agissent en fonction de leur intuition, au moins en partie. Bien peu le reconnaissent. Les recruteurs également : ils se sont souvent fait une idée sur le candidat dont ils viennent de serrer la main une minute auparavant. La suite de l'entretien ne sert qu'à confirmer cette première impression qui – comme le dit l'adage – est souvent la bonne.

- Auparavant, l'intuition était nécessaire afin de pallier l'insuffisance des informations dont nous disposions. Aujourd'hui, à l'ère de la surabondance, elle est indispensable pour trouver rapidement l'information qui nous sera utile. Sur Internet, choisir un prestataire – magasin, restaurant, garagiste, voyagiste, sous-traitant – n'est plus une problème. Mais comment savoir où chercher ? Et devant cette surinformation, comment choisir celui qui correspond à votre besoin et à vos règles éthiques ? Comment organiser la cohérence d'une information foisonnante dans un environnement complexe ? Recourir à votre intuition est bel et bien une réponse pertinente.

- En séminaire, la question principale posée par les participants concerne souvent une décision importante à prendre – ou « quel est le sens de ma vie ? », ce qui revient au même. Chacun peu alors se rendre compte que sa décision est déjà prise et que la vraie question concerne surtout son manque de confiance en ses possibilités de mise en oeuvre ou la crainte de son entourage immédiat. Partageons quelques unes de leurs réflexions, saisies au vol : « un jour la solution s'est imposée d'elle même. Sur le coup, c'est l'intuition qui parle et la confiance en soi » ; « c'est en montant dans le train pour aller signer le contrat que j'ai senti que je ne devais pas le faire. Pourtant, tout collait. L'idée de renoncer m'a procuré une telle sensation de bien-être que j'ai su que c'était le bon choix. La suite des événements m'a donné raison » ; « Pas besoin d'étude marché, j'ai senti que mon projet tenait la route. »


Exercice pour entraîner votre intuition à prendre de meilleures décisions

Faites la liste des décisions importantes qui ont déterminé votre vie : le choix de votre métier, de votre conjoint, de vos amis, du lieu où vous vivez, de vos loisirs et de vos passions, de votre recherche spirituelle (ou de son absence). Comment avez vous pris votre décision ? Etes-vous satisfait de l'option choisie ? Quelles conclusions en tirez vous pour vos futures décisions ? Pour vérifier ce que vous inspirent vraiment vos décisions, choisissez-en une et notez-la sur un papier. Par exemple, si vous n'êtes pas certain de vouloir vous engager dans une relation amoureuse – ou de rompre -, écrivez une lettre d'amour – ou de rupture. Si vous n'êtes pas persuadé de vouloir quitter votre emploi, faites comme si vous étiez fermement résolu et rédigez votre lettre de démission. A présent, que ressentez vous ? Souhaitez vous vraiment envoyer cette lettre ? Une petite voix vous souffle t'elle de n'en rien faire ?s'agit il de votre intuition ou d'une crainte du changement ?

Variante. Imaginez-vous en train de marcher sur un chemin. Observez le paysage et le temps qu'il fait. Tout en marchant, posez-vous une question comportant un choix qui vous préoccupe actuellement. Vous arrivez à un embranchement et vous choisissez le sentier symbolisant l'une de vos réponses. Que ressentez vous ? Continuez ou rebroussez chemin jusqu'à trouver la réponse que vous « sentez » le mieux.






Michel Giffard
Votre intuition au service du succès 

Presse du Châtelet, 2009


Le site de Michel Giffard 








Pour aller plus loin
Une interview de Michel Giffard sur l'Intuition 
sur le blog la révolution intérieure

"Si vous discutez avec des personnes qui ont réussi leurs objectifs de vie, elles vous diront d’une part que rien n’aurait pu les empêcher de réaliser leurs désirs ou leurs idées et d’autre part, qu’elles se sont senties guidées par quelque chose : une conviction, une certitude, une foi qui s’inscrit parfois en dehors de toute logique. 
Le rationnel n’a jamais créé de nouvelles idées. Regardez les artistes, leurs oeuvres ne sont pas le fruit d’un long travail analytique, mais bien le fruit de leurs inspirations et donc de leur part intuitive. Einstein le premier a eu l’idée de la relativité en rêve avant de la démontrer rationnellement. A mes yeux, une personne qui ne sert pas de son intuition ne peut pas sortir du lot et obtenir ce qui lui convient dans la vie."

Michel Giffard

Contactez son intuition et répondez à vos questions
5 clés pour l'intuition - activer et approfondir
L'intuition et le corps 

mardi 22 juillet 2014

Comment guérir grâce au principe universel de la guérison?

Par le Dr Frederick Bailes

Le corps de l'homme est le corps de Dieu


"Toutes choses furent faites par Lui, et sans Lui rien ne lui fait de ce qui est fait." 


Dieu fait une chose en devenant cette chose. 


C'est le seul procédé par lequel Dieu est jamais créé quoi que ce soit. Ainsi, le corps de l'homme est-il le corps de Dieu. L'Esprit ne saurait être limité en aucune façon et l'homme est l'Esprit incarné. Toute limitation sur laquelle peine l'homme est purement et simplement une croyance erronée en la réalité d'une chose qui, en vérité, est irréelle. La libération arrive lorsque l'homme le comprend et ose revendiquer son émancipation totale de la domination de cette croyance erronée en  la maladie. 


L'Esprit ne désire aucune limitation pour lui-même. IL ne peut donc désirer aucune limitation pour l'individu. Lorsqu'on comprend que l'on ne demande pas de grande faveur à Dieu en cherchant la délivrance de la maladie, mais que l'on revendique purement et simplement ce qui faut toujours la volonté de Dieu pour l'homme, on aura plus de confiance en sa propre capacité à secouer l'esclavage de la peur qui paralyse un si grand nombre d'entre nous. C'est la peur qui est la maladie, la manifestation physique n'étant que la réflexion de cette peur.


Tout malade est souffrant parce qu'il oppose un défi aux desseins de l'Esprit. Tout malade s'est écarté de la volonté de Dieu à cet égard. Lorsqu'on comprend cela et que l'on décide de revenir à la volonté de Dieu, chaque loi dans l'univers commence à coopérer avec l'individu pour son rétablissement. 

Notre santé relève de notre propre responsabilité. 

Personne d'autre ne peut nous la donner ni nous l'enlever. Il nous faut changer en esprit. Mais au moment où ce changement a été accompli, où nous avons renversé notre attitude antérieure contre le flot de la santé universelle, nous sommes portés en avant sans effort par les courants universels de la santé.

Comme nous l'avons répété maintes fois, l'effort opérant la guérison ne nous appartient pas. A nous de faire notre choix et d'avancer avec le fleuve. Alors, l'absence de résistance à la Loi universelle qui en découle signifie qu'une fois de plus nous sommes "en harmonie avec l'Infini" et nous comprenons que Jésus affirmait la pure vérité en déclarant : "Le Père en moi, c'est Lui qui fait les oeuvres."


La santé est chose simple


La santé est une chose simple, mais nous l'avons rendue compliqué et difficile. Avoir une bonne santé c'est reconnaître que le corps de l'homme est une Présence vivante, tout comme l'est l'univers ; qu'il n'est pas nécessaire de faire des efforts et de lutter pour jouir de cette bonne santé, et que la perfection spirituelle est déjà présente attendant que nous la reconnaissions.

Il n'y a pas longtemps une dame me disait : "Depuis que je suis une petite fille, je dois employer des laxatifs. Maintenant, à soixante-dix ans, je crois qu'il est trop tard pour rectifier la situation. Pensez-vous qu'il serait possible de créer la perfection à présent ?" Ma réponse fut : "La perfection est là maintenant, et a toujours été là, mais vos parents vous enseignèrent qu'elle n'y était pas, et pendant les années qui se succédèrent vous avez continué à vous dire à vous-même qu'elle n'y était pas. Vous pouvez faire de l'expérience d'une libération complète des laxatifs pour le reste de votre vie, si vous voulez permettre que dette croyance erronée en l'imperfection soit guérie."

Il n'y a plus de laxatifs dans cette maison aujourd'hui et depuis plusieurs mois, nul besoin d'eux ne s'est manifesté. Un miracle ? Non ! C'est le fonctionnement d'une machine qui était toujours destinée à fonctionner normalement, mais qui, pendant soixante-dix ans, en avait été empêchée par une croyance déformée. 

La maladie est le plus grand miracle de la vie, car elle est la négation de la loi universelle. La santé est la chose la plus normale dans l'existence. Tout individu peut l'avoir qui cessera de se dire qu'il ne peut l'obtenir, et qui s'approchera d'elle du point de vue de la Loi universelle.

Comment Jésus guérissait ?


Jésus prenait les gens au niveau où il les trouvait. En certains cas il énonçait sa parole et ils étaient guéris, en d'autres cas il touchait les malades. Dans un cas au moins, il usa de moyens matériels : lorsqu'il oignit d'argile les yeux de l'homme aveugle. Il savait que l'argile ne possédait en elle-même aucune vertu capable de guérir, mais il reconnut que cet homme avait besoin de la béquille d'un support matériel et n'hésita pas à s'en servir. mais plus profondément, Jésus savait aussi que la guérison était accomplie par l'activité d'un Principe guérisseur identique à celui qui guérissait lorsqu'il énonçait sa parole.

Ceux qui venaient à lui différaient grandement en leur niveau mental d'acceptation. Quelques-uns furent guéris à distance, dans des contrées avoisinant le lieu où il se trouvait, d'autres se tenaient éloignés et l'imploraient, d'autres encore se pressaient autour de lui. Une pauvre femme sentit qu'elle serait guérie si elle pouvait seulement toucher le bord de son vêtement. Admettons que les gens diffèrent en leur perception spirituelle et varient en leur capacité de recevoir la guérison, et en même temps rappelons-nous que nous avons affaire à une Loi parfaite, susceptible d'opérer d'une façon parfaite là où le niveau d'acceptation est élevé.




Votre esprit peut vous guérir
Le principe universel de la guérison

Edition Dangles









Paroles qui font écho aux mots d'Amma ci-dessous.


Amma lors d'un darshan

Il est possible de devenir le seigneur de l'univers entier. Vous avez le potentiel en vous, mais vous devez faire des efforts. Actuellement vous êtes déjà le seigneur de l'univers, mais vous êtes entrain de rêver que vous êtes un mendiant. Quand vous arrêterez de rêver, vous réaliserez la vérité et vous vous réveillerez à la Conscience de Dieu. 
Amma


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La puissance de l'optimisme
La guérison, la foi et la science
Larry Dossey, les sources de la guérison


jeudi 10 juillet 2014

La clarté de l'Esprit et l'Intuition

S'ouvrir à son intuition


L'intuition permet de recevoir les informations dont vous avez besoin pour avancer et agir, faire des plans et les réaliser. 

S'ouvrir à son intuition, c'est percevoir les solutions, les chemins, grâce à la clarté de l'Esprit.


S'éclairer de la lumière de l'Esprit. 



S'éclairer de la lumière de l'esprit, par la lanterne de notre conscience intérieure que tient l'Hermite pour se guider et qu'il a pris en main. La clarté de l'Esprit, et l'intuition pour avancer et éclairer son chemin.





La persévérance est un chemin solitaire.


Le chemin est étroit, une seule personne peut y passer. Toi seul peut le faire.

Se servir de toute son expérience de vie pour être bien centré en sa force intérieure et en harmonie avec soi, dans cette avancée, conseille l'Hermite, c'est possible en se reliant à sa conscience intérieure.

Vous remarquerez que l'Hermite recule pour avancer, il quitte un état pour aller à un autre état, qui sera la Roue de Fortune, une fin de cycle. Tout change, le nouveau appelle et l'ancien se quitte. Dieu guérit celui qui le demande, et qui laisse faire Dieu en lui, pour effacer les limites, désentraver le chemin, pour la liberté de l'Etre. 

Patience, le temps oeuvre, comme de la graine sortira une belle fleur pour en faire un jardin fleuri. 

Le seul guide : sa propre conscience lumineuse.

"Je traverse le blanc de ma vie" dit l'Hermite.

L'intuition de l'Hermite

L'Intuition permet de recevoir les informations que vous avez besoin pour réaliser vos objectifs, comment et avec qui. Etre intuitif c'est accepter et s'ouvrir aux informations, tout simplement. 

Les maturer, suivre la guidance intérieur et agir.
Se mettre en mouvement. Avancer lentement.

Le plus important dans cette leçon avec l'Hermite, c'est s'éclairer de son Esprit et suivre la guidance de sa Conscience intérieure. 





La Lune dans le Tarot 

Cette arcane, l'archétype de la Femme, représente plus particulièrement l'Intuition, l'ouverture à l'Intelligence Infinie.

L'Intuition est une capacité qui permet de rassembler de nombreuses données intuitives, formant un tout à interpréter par la suite. Un intuitif expérimenté utilise moins de symboles, son intuition s'exprime clairement avec des mots, des phrases, des images, des pensées et des ressentis. Son intuition continuera à utiliser des métaphores car cela fait partie du langage de l'Intuition. 


L'Hermite est guidé par son Intuition. Cherchez la Lune dans sa capuche, vous la trouverez ! 

© 2014 Kathy Hanke


Pour aller plus loin avec le Tarot de Marseille 

samedi 28 juin 2014

Exercice pour changer votre vie

Changer votre vie et créer avec Dieu votre vie nouvelle

Pour changer de vie extérieure, il est important de changer de vie intérieure, c'est à dire de croyances, de conditionnements, de pensées négatives et limitatives en faisant des choix nouveaux. Remplacer les vieux schémas de répétitions par des nouveaux schémas de pensées, jusqu'à ce que ceux-ci s'incarnent en soi et transforment votre vie intérieure.

Pour créer une nouvelle vie, changer son fonctionnement intérieur qui produira un nouvel environnement. Je les maintes fois expérimentées depuis de nombreuses années. En changeant soi-même, l'environnement autour de moi changeait. Si je veux une amélioration dans les conditions extérieures, cela me demande une amélioration en moi-même, une harmonie, une guérison, une ouverture. 

Alors bonne nouvelle, pas besoin de changer les autres pour sa vie nouvelle, le plus important est de changer ses pensées d'où découlent les actes, pour être libre et épanouie, et voir se manifester sa nouvelle réalité dans le monde. 








Exercice pour changer votre vie

Prenez une feuille de papier et un stylo, et écrivez y tout ce que vous n'aimez pas dans votre vie, tout ce qui est désagréable, tout ce qui vous perturbe, vos défauts, vos faiblesses, vos freins, vos limites. Ecrivez tout vos problèmes dans les domaines financiers, de la santé, du couple, professionnel, amical, sexuel, intellectuel. Soyez honnête avec vous-même, vous êtes votre unique témoin. 

Prenez à présent une autre feuille de papier, qui va représenter votre vie nouvelle. Prenez chaque phrase de la première liste et transformez la en choix positif et en affirmant cette vérité. 

Par exemple, si vous avez écrit "je n'arrive pas à m'entendre avec les autres, je suis souvent en conflit". écrivez "je choisis de m'entendre avec les autres, je suis à leur écoute et ils sont à mon écoute. Le monde est avec moi et je suis avec le monde."

Ou alors, vous avez écrit, "je suis seule et j'en ai assez", écrivez, "je suis bien entourée à tous niveaux, et d'ailleurs je suis avec un bon partenaire qui me convient tout à fait. je suis digne d'être aimé, j'aime et je suis aimée. C'est merveilleux."

Ou bien "ma vie sexuelle est inexistante, je suis frustrée" en "ma vie sexuelle est comblée, je choisis d'être épanouie, et d'expérimenter l'Amour par cette voie avec un bon partenaire".

Ou alors comme Jack et Cornélia Addington dans La toute puissance est en vous : 
"Supposons par exemple que la première liste porte la déclaration suivante : "je n'arrive jamais à terminer ce que j'entreprends." Révisez sur la liste nouvelle et écrivez "Je choisis de compléter tout ce que j'entreprends. Le Pourvoir Parfait en moi suffit à me le permettre."
Supposons que votre première liste dise : "Je n'arrive pas à payer mes factures. je n'arrive jamais à rien". Faites votre révision, écrivez : "je choisis l'abondance de la Vie. Le Pouvoir Parfait en moi sait comment combler tous mes besoins. dieu est ma Provision Infinie, j'ai toujours ce qu'l me faut et au-delà."


Quand votre deuxième liste est complète, détruisez la première liste, brûlez cette feuille, au dessus de votre évier, et puis laissez partir les cendres par la canalisation (ou autres selon votre envie, les jeter à la poubelle, les enterrer), ce sont les vieux états limitatifs, les vieux conditionnements inutiles qui sont effacés par ce biais là. Ce rituel marque une nouvelle étape dans votre vie et la vie vous répondra dans ce sens par une vie nouvelle et de nouveaux actes. 

Ecoutez de la musique et allumez une bougie pour marquer le rituel, faites vous plaisir, offrez vous un bouquet de fleur qui marque l'épanouissement dans votre vie ou autre rituel qui vous parle mieux et qui vous est personnel.

Rendez grâce à Dieu, rendez grâce à l'Intelligence Infinie, à la Vie Eternelle, au secret de l'Eternité. 

Attendez vous au meilleur. 

Eprouvez de la gratitude, et remerciez pour le bien comme s'il était déjà exaucé. Cela déclenche des courants de correspondances dans la toile de la vie et permet de s'ouvrir aux perceptions intérieures pour se guider, et déclenche aussi la confiance en soi et la créativité. Ce qui change et s'ouvre à l'intérieur, change le monde autour de soi et attire des opportunités de l'extérieur, de plus les synchronicités. Vous pouvez trouver la force intérieure pour changer l'environnement autour de vous s'il est toxique, vous n'êtes pas obligé de subir, vous n'êtes pas un esclave. Vous êtes un être déjà libre !

Relisez votre deuxième liste régulièrement, et incarnez les affirmations avec tous vos sens afin de les rendre réelle dès maintenant, imaginez que cela devient réel. Ouvrez vous à la voix de l'Intuition, et sachez vous poser des bonnes questions. Acceptez aussi d'abandonner certains buts si ceux-ci ne correspondent plus à qui vous êtes aujourd'hui, selon votre intégrité et vos valeurs personnelles selon l'environnement dans lequel vous êtes.



Arcane de la guérison




Vous êtes nés avec un potentiel. Vous êtes nés pour la bonté et la confiance. Vous êtes nés avec des idéaux et des rêves. Vous êtes nés pour accomplir de grandes choses. Vous êtes nés avec des ailes. Vous n'êtes pas faits pour ramper, alors ne le faites pas .Vous avez des ailes. Apprenez à les utiliser et envolez-vous . 


© 2014 Kathy Hanke



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100 questions pour une vie meilleure
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mercredi 11 juin 2014

La voyance est elle une hérésie ?

Comment l'Église considère la voyance ? 

L'a-telle acceptée comme phénomène réel ? Est ce permis de consulter un voyant ? 

Les réponses dans cet entretien tiré du livre Au Coeur de la Voyance, de Josette Alia et Yaguel Didier, une voyante d'exception.








Un entretien avec le père Jean Vernette, docteur en théologie

Par Josette Alia

La voyance est elle une hérésie ?


Josette Alia - « Mon père, vous représentez l'Église et vous exprimez, en tant qu'exorciste et spécialistes des nouvelles formes de religiosité, le point de vue autorisé de la tradition chrétienne sur ce qu'il est convenu d'appeler les sciences de la divination. Que faut il penser de la voyance ? Peut on vraiment connaître l'avenir ? La divination est-elle reconnue, acceptée par l'Église ?
Jean Vernette - Les faits sont là : la précognition, la télépathie, la clairvoyance ou le pressentiment du futur sont des phénomènes reconnus, vérifiés, plus courants qu'il n'y paraît. L'Église en tout cas les admet.
JA - Comme d'une réalité d'essence divine ou humaine ?
JV - Comme une sorte de sixième sens, un différent des cinq sens habituels, mais qui relève de la nature humaine.
JA - Un sixième sens qui mettrait l'homme en rapport avec... quoi ? L'au-delà ? Dieu ?
JV - Un sens particulier qui semble prouver l'existence, entre l'homme et le cosmos, de rapports d'influences autres que ceux définis par les cinq sens habituels. Mais ceci n'a rien de religieux. Ce serait plutôt une manière particulière de lire les choses de la nature. Chacun de nous semble posséder à l'état latent la capacité, plus ou moins développée, de projeter sa pensée dans celle d'autrui et d'accueillir les pensées de l'autre. Cette faculté permet à certains sujets particulièrement doués de percevoir des faits de la vie d'autres personnes, relevant de leur passé, leur présent, voir même de leur futur. C'est un art inné qu'on peut travailler, développer.

JA - Si cette faculté existe d'une manière « naturelle », pourquoi ne peut-on pas en faire la démonstration, en donner la preuve ?
JV - Il y a deux types de preuves. D'abord celle de l'observation courante : on sait que deux jumeaux vrais peuvent ressentir au même moment les mêmes émotions, même s'ils sont très éloignés l'un de l'autre. Une mère perçoit à distance le danger qui menace son enfant. Un mourant avertit tel proche de sa fin imminente. De tels messages télépathiques sont nombreux et ont souvent été vérifiés d'une manière irréfutable.
JA - Mais personne ne les a vraiment expliqués...
JV - Je dirais pour aller vite qu'il s'agit sans doute là d'un reliquat de l'instinct animal primitif : le chien perçoit la détresse de son maître, le loup devine de très loin l'appel de la horde, les chats sentent venir un tremblement de terre, les abeilles échangent des informations en modifiant le tracé de leur vol, les hirondelles prévoient le temps qu'il fera. Il y a d'innombrables exemples dans le monde animal de ces phénomènes de prescience dont nous, pauvres humains, avons perdu la clé. D'autres preuves sont données par l'observation scientifique : les expériences sur la clairvoyance réalisées par le professeur J-BRhine donnent la mesure de ce qu'on peut vérifier en laboratoire. Certes, chacun ensuite interprétera à sa façon les résultats statistiques ainsi obtenus. On peut considérer que let taux moyen de réussite ne dépasse pas ce que serait un tirage aléatoire, ou estimer au contraire qu'il s'agit bien d'une expérience ayant une valeur scientifique, qui fonde le caractère scientifique de la parapsychologie.

JA - Peut-on parler de la parapsychologie comme d'une science ?
JV - La parapsychologie n'a pas encore pu se doter d'un statut de science au sens épistémologique du terme, bien qu'elle ait consenti de gros investissements pour y parvenir. Mais elle est – et c'est peut être plus intéressant – un effort de compréhension de phénomènes qui échappent, pour l'instant, au champ des sciences reconnues. On a trop souvent tendance à extrapoler à tous les phénomènes humains les critères dits « scientifiques » - comme la possibilité de reproduction des expériences – qu'on applique aux sciences de la nature. Ce faisant, on néglige l'aspect subjectif, affectif, intuitif des réalités humaines. Je ne vois pas par exemple comment on pourrait reproduire sous microscope ou en laboratoire un acte d'amour. Ou bien on le réduit au processus spermatozoïde plus ovule. Mais a-t-on alors atteint toute la dimension de ce qu'est l'amour ? Surement pas.


Le père Jean Vernette


JA - La voyance relèverait donc de cette dimension émotive, intuitive, elle serait en somme une faculté tout à fait naturelle mais irréductible à la science positive ?
JV - Il est pour moi absolument évident que clairvoyance, télépathie, prémonition, relèvent de l'intuition, de l'affectivité, je dirais même de la créativité. On peut comparer la voyance à la création artistique. Elle est intermittente, on ne peut reproduire à volonté ses effets, pas plus qu'on ne peut reproduire à volonté ses effets, pas plus qu'on ne peut reproduire un chef-d'œuvre. L'acte de clairvoyance sur l'avenir fonctionne comme l'acte de création dans le rêve ou l'acte de mise au monde d'un tableau, d'un poème, d'une mélodie. On peut appeler cela un « phénomène psi », un sixième sens, une « perception extrasensorielle », bien qu'aucune de ces définitions ne soit satisfaisante. Mais dans tous les cas, la voyance relève d'une faculté humaine, bien humaine.

JA - Mais alors, si prévoir l'avenir est une chose aussi... naturelle, pourquoi l'Église condamne-t-elle la voyance ? Car la Bible condamne bien la divination, n'est ce pas ?
JV - Il faut distinguer. La voyance est une faculté naturelle, de sens « neutre » en quelque sorte. La divination est nettement différente. Elle recèle une subtile volonté de prise de contrôle de l'avenir de quelqu'un, d'un avenir que l'on pourrait lui « prédire » comme devant certainement arriver, niant et violant ainsi sa liberté. Or notre avenir, dit la Bible, nous appartient totalement en tant qu'hommes libres, en collaboration avec Dieu. Aussi est-elle très sévère pour ceux qui s'attribuent des pouvoirs de divination. Ces pouvoirs relèvent, dit-elle, de la magie et la magie n'est pas bonne pour l'homme, elle le trompe, m'asservit, l'aliène. Le Deutéronome interdit formellement aux juifs la pratique e la divination : « On ne trouvera chez toi personne qui pratique divination, incantation ou magie, personne qui use des charmes, qui interroge les spectres des esprits, qui invoque les morts » (Deutéronome, XVIII, 10-11). Même chose dans Isaïe : «Qu'ils se lèvent donc pour te sauver, ceux qui détaillent les cieux, ceux qui observent les étoiles et font savoir chaque mois ce qui doit advenir (Isaïe, XLVII, 12-14); «C'est moi qui rends inefficaces les signes des magiciens et qui rends fous les devins » (Isaïe, XLV, p25-26). Ou dans le Lévitique : «Ne vous tournez pas vers les spectres et ne recherchez pas les devins, ils vous souilleraient ! Je suis Yahvé votre Dieu!» (Lévitique, XIX, 31 et XX, 6-27).

JA - Pourtant, la Bible admet l'existence d'esprits évoluant dans un autre monde ?
JV - Le Credo des chrétiens le dit clairement : « Je crois au Dieu créateur de l'univers visible et invisible. » Mais ces esprits qui appartiennent au « monde invisible » ne sont pas tous fidèles à Dieu, n'ont pas tous reçu de Dieu la mission d'aider les hommes à trouver la Voie. Certains se sont révoltés contre leur Créateur : « Nous sommes affrontés... aux dominations de ce monde de ténèbres, aux esprits du mal qui sont dans les cieux », écrit Paul dans l'épître aux Ephisiens (VI, 12).
JA - Alors, comment savoir si certaines prédictions, au lieu d'être l'effet d'un sixième sens tout à fait humain, ne sont pas inspirés par ces esprits, venus du monde invisible, qui peuvent être des esprits démoniaques ?
JV - L'apôtre Jean avertissant ses disciples : 'N'ajoutez pas foi à tout esprit ! Mais éprouvez les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu! » (1er épître de saint Jean, IV, 1). En d'autres termes, on reconnaît les esprits bénéfiques à ce que leurs prédictions ou enseignements restent conformes à la Révélation divine. Le maître de Nazareth disait : 'Il faut juger l'arbre à ses fruits. » Cela vaut pour toutes les activités humaines, y compris la voyance.


Josette Alia


JA - Excusez-moi, mon père, mais je comprends plus très bien. L'Église condamne-t-elle ou pas la voyance ?
JV - Elle ne condamne pas la voyance mais ses dérapages. Et ils sont nombreux. Par exemple, le charlatanisme, qui consiste à utiliser ses dons pour exercer sur autrui un pouvoir qui peut prendre une forme quasi religieuse, comme le font les gourous. On ne doit pas non plus glisser dans l'orgueil naïf et dans la volonté de puissance. Je prendrai deux exemples, celui du mouvement des Rose-Croix, qui promet à ses adeptes de développer leurs pouvoirs psychiques et leurs perceptions extra-sensorielles, dans le but non pas d'accroître leur « potentiel », comme il l'affirme, mais pour dominer autrui. Même chose pour la méditation transcendantale, qui est au départ une bonne méthode de relaxation inspirée du yoga mais qui dérape lorsqu'elle promet l'acquisition de pouvoirs de lévitation, de déplacement dans l'espace et le temps. En fait, ce que l'Église condamne ce n'est pas la voyance mais un certain exercice de la voyance, lorsqu'il conduit à une survalorisation orgueilleuse du Moi.

JA - Mais l'Église reconnaît le pouvoir de lévitation et bien d'autres pouvoirs, aux saints, aux mystiques ou aux bienheureux...
JV - La lévitation est un fait. J'en ai été le témoin direct en Inde. Elle est inscrite, et pratiquée, dans divers religions, en particuliers les religions bouddhiste et hindouiste. La religion catholique admet que saint Philippe de Neri ou sainte Thérèse d'Avila aient eu le pouvoir de s'élever dans les airs. Mais ces épiphénomènes correspondent toujours à un certain degré d'élévation spirituelle. Ils se retrouvent d'ailleurs dans pratiquement toutes les civilisations comme symbole de l'élévation vers le haut. A partir d'un certain degré d'ascèse et de méditation, certains pouvoirs psychiques se manifestent presque inévitablement. Mais le critère de l'Église, c'est que justement le bénéficiaire de ces dons n'en fera pas montre, car s'il le faisait il régresserait dans sa progression spirituelle. C'est tout le différence avec le fakir qui, ayant acquis certains pouvoirs par une ascèse ou par la domination de son corps, utilise cette supériorité pour assoir son autorité sur ses disciples ou en tirer de l'argent.
JA - Est-ce que cela signifie que le voyant a le droit de « voir », mais pas celui d'en faire un métier ?
JV - Il ne doit pas en faire la démonstration orgueilleuse. Tout est dans l'intention. L'Église admet fort bien que chaque homme puisse avoir le pouvoir de guérir, ou d'arrêter le feu. On appelle cela des grâces ou des charismes. Des grâces, parce qu'elles sont données pour le bien de tous, des charismes au sens d'une grâce spéciale accordant le pouvoir de guérir, de lire dans les pensées, de prévoir l'avenir.

JA - Vous citiez pourtant tout à l'heure des versets de la Bible qui, sur ce dernier point de la divination, sont extrêmement sévères. Il n'est pas question de grâce divine, mais de devins ou magiciens vers lesquels on ne doit pas se tourner, si on en croit saint Paul ?
JV - Là encore, il faut être vigilant et agir avec discernement. Tout dépend de l'esprit qui anime le voyant. Le curé d'Ars était doué du charisme de clairvoyance, mais il l'utilisait pour le bien spirituel de ceux qui recouraient à lui. En revanche, il y a dérapage grave lorsque le voyant attribue ses prédictions à l'intervention d'être supérieurs, guides, anges, esprits ou «désincarnés » , comme l'affirme par exemple la doctrine spirite.
JA - Les anges, et d'ailleurs les démons, existent pourtant dans la théologie chrétienne ?
JV - Oui, mais pas en tant qu'intermédiaires de Dieu. Si on attribue la connaissance de l'avenir à des entités supérieures, on glisse dans le spiritisme, l'occultisme, la démonologie, la magie blanche ou noire, toutes pratiques que l'Église condamne fermement. Je reconnais que la frontière est difficile à tracer entre ce qui est admis et même recommandé en matière de sainteté et de prophétie, et de ce qui est condamné et condamnable en matière de divination.


Cathédrale de Chartres

JA - Normalement, pour un chrétien, l'avenir appartient à Dieu et à lui seul.
JV - Oui, mais l'homme reste libre d'accepter ou de refuser ce que Dieu lui offre. Ce sont nos engagements et nos décisions personnels qui construisent notre avenir et, selon la foi chrétienne, notre éternité. Le voyant ne peut donc prétendre énoncer d'une manière certaine l'avenir de quelqu'un. Ce serait nier la liberté de l'homme. IL ne peut qu'avoir une connaissance fine, une prémonition ou pressentiment des évènements à venir. Il indique, suggère, mais n'impose pas. L'émotion, l'intuition, l'irrationnel ont leur valeur mais ils doivent restés sous le contrôle objectif de la raison. Le discernement s'appliquera aux théories explicatives avancées pour comprendre la voyance, l'astrologie, la divination, tout ce qu'on appelle les « pouvoirs psy ». ces théories glissent souvent vers des interprétations erronées, qu'il s'agisse de l'annonce d'un « Nouvel Age » corrélatif de la prédiction de la fin du christianisme appelé à disparaître avec l'ère des poissons sous laquelle il est né, ou de ce que qu'on appelle aujourd'hui l'ésotéro-occultisme, doctrine philosophico-religieuse qui diverge du christianisme sur des points importants, comme la conception d'un Dieu-Énergie ou d'un Dieu « cosmique », bien différent du Dieu personnel révélé par Jésus-Christ, ou la doctrine de la réincarnation comme loi universelle de l'existence humaine, qui diverge de la foi chrétienne e la Résurrection.

JA - En somme, vous préconisez une démarche prudente sur un terrain miné qui serait celui de la voyance ?
JV - Je crois que consulter un voyant n'est pas un acte banal et neutre. Il engage le devin, qui peut être tenté par la volonté de puissance, et son consultant, qui peut en sortir fragilisé voire dépendant. Enfin, cela amène à se situer par rapport à son propre avenir : attitude de lutte ? De démission puisque « tout est écrit » ? de soumission devant un fatum impersonnel et aveugle ? Alors que pour un chrétien il appartient à chacun de construire, en collaboration avec Dieu, librement son destin.





Au coeur de la voyance
Josette Alia - Yaguel Didier
Edition Plon
1995, Paris France
238 pages
pages 186 - 195





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