lundi 17 septembre 2012

2ème rencontres internationales sur les expériences de mort imminente


2ème Rencontres Internationales sur les expériences de mort imminente, 
le 9 et 10 mars Mars 2013 à Marseille 

au Grand Auditorium du Palais des congrès de Marseille 

organisé par S17 Productions, société créée par Sonia Barkalah qui est l'organisatrice des
Premières Rencontres Internationales - L'Expérience de Mort Imminente, à Martigues le 17 juin 2006.  






Présentation des Intervenants par S17 Productions.

Dr Raymond MOODY
Raymond Moody est médecin psychiatre, docteur en philosophie et en psychologie, né le 30 juin 1944 aux Etats-Unis. Il a recueilli pendant plus de vingt ans les témoignages de personnes ayant  vécu une expérience de mort imminente. Il a publié trois ouvrages sur le sujet, dont le best seller La Vie après la vie (1975, Editions J’ai Lu), vendu à 20 millions d'exemplaires dans le monde, ainsi que Lumières nouvelles sur la vie après la vie (1977 Editions J’ai Lu) et  La Lumière de l'au-delà (1988, Editions J’ai Lu). Le Dr MOODY est le premier médecin à avoir abordé le sujet controversé de l'Expérience de Mort Imminente et lui a donné son nom en anglais : Near-Death Experience. Il est un précurseur de l’étude sur le sujet. 
Co-Auteur avec Paul Perry de Témoins de la vie après la vie. Une Enquête sur les Expériences de Mort Partagée (Ed. Robert Laffont, 2010). Raymond MOODY met à nouveau en lumière une expérience peu connue du grand public.

Dr Jean-Pierre POSTEL
Le Docteur Jean-Pierre Postel est anesthésiste réanimateur depuis 1976. Il a exercé sa spécialité et dispensé son enseignement, avec une orientation pédiatrique, dans les établissements publics (CHU puis Hôpitaux). Il est actuellement chef de service à l'Hôpital Jean Leclaire de Sarlat (Dordogne). Diverses circonstances, dont une EMI partagée l'ont amené à rencontrer quelques spécialistes soucieux de faire progresser la recherche en matière d'EMI et plus encore dans le vaste domaine de la Conscience, à travers les sciences cognitives et la philosophie. Avec la collaboration de collègues motivés, il a mis en application un protocole d'exploration clinique des EMI dans son établissement.
Sa rencontre avec Sonia Barkallah, organisatrice du Colloque de Martigues, l'a conduit à fonder avec elle le Centre National d’Etude, de Recherche et d'Information sur la Conscience (CNERIC).
Le Docteur J.-P. Postel est membre de la Société Française d'Anesthésie Réanimation (SFAR), du Collège Français des Anesthésistes Réanimateurs (CFAR) et de la Société de Réanimation de Langue Française (SRLF).

Dr Jean-Jacques CHARBONIER
Le Dr Jean-Jacques Charbonier exerce l’anesthésie réanimation depuis vingt cinq ans. Il est médecin référent d’un service de réanimation et se passionne pour les recherches sur le fonctionnement de la conscience. Il est l’auteur de plusieurs livres traitant de ce sujet. Son point de vue avant-gardiste sur l’après-vie, les comas et les EMI lui vaut des inimitiés dans le milieu scientifique mais aussi de nombreuses invitations pour exposer ses idées engagées lors de conférences ou dans les médias. Il est membre d’honneur du CEEMI (Centre d’étude des Expériences de Mort Imminente) avec lequel il collabore activement  pour poursuivre ses recherches. Il a publié dernièrement Les 7 bonnes raisons de croire à l’au-delà (Guy Trédaniel). 

Dr Jeffrey LONG 
Jeffrey Long est docteur en médecine, spécialisé en radiothérapie. Le Dr Long a étudié la médecine et fait sa spécialisation en radiothérapie à l'université d'Iowa.  Avant de s'installer à Houma, il a travaillé à Gallup, au Nouveau Mexique, où il a exercé la radiothérapie et a beaucoup travaillé avec la Nation Navajo en tant que médecin libéral et pour le service public. Il est président fondateur du plus important site de témoignages sur les EMI au monde.

Jody LONG, épouse de Jeffrey Long est une avocate. Elle a été spécialisée en droit de la famille pendant 10 ans. Elle a aussi exercé en tant que représentante adjointe du Ministère Public.   
Jeffrey et Jody Long possèdent trois des plus importants sites internet consacrés aux différents aspects de la conscience. Depuis 2002, Jody est webmaster de  www.nderf.org qui est la Fondation pour la recherche sur les EMI. Ce site est considéré comme le plus important site internet mondial sur les EMI.  
Le projet international de la fondation NDERF permet d'avoir une vision globale des EMI et d’étudier ces états modifiés de conscience sur une base mondiale. Jody est également une co-investigatrice active dans le domaine de la recherche sur la conscience. 

Dr Eben ALEXANDER
Le Dr Eben Alexander III est un neurochirurgien universitaire depuis 25 ans. Il a travaillé 15 ans au Brigham and Women's Hospital (Boston, Etats-Unis), à l'hôpital des enfants, ainsi qu’à l'Ecole de médecine de Boston. Au long de sa carrière universitaire, il a écrit et coécrit plus de 150 chapitres et articles dans des revues collégiales, et assuré plus de 200 présentations lors de conférences et pour des centres médicaux dans de nombreuses régions du monde. 
Il pensait parfaitement savoir comment le cerveau génère la conscience et l'esprit, jusqu’à une méningite encéphalite foudroyante qui l’a frappé en 2008. Après une semaine de coma, il s'est réveillé avec le souvenir d'une « odyssée formidable et profonde dans un autre royaume, plus réel que la réalité terrestre ».  
Venant d’un spécialiste reconnu du cerveau, un tel témoignage est lourd de conséquences pour le modèle d’une conscience qui serait le simple produit de l’activité du cerveau. 
Simon & Schuster va publier aux Etats-Unis son récit : 
My Proof of Heaven - A Neurosurgeon's Near-Death Experience and Journey into the Afterlife - le 23 Octobre 2012.


Vanessa CHARLAND 
Vanessa Charland-Verville, neuropsychologue, est membre du Coma Science Group qui travaille au centre de recherche Cyclotron, et dans le service de neurologie du Centre Hospitalier Universitaire Sart Tilman (Liège, Belgique). Elle a obtenu sa licence de psychologie à l'université de Montréal et a travaillé sur les commotions subies en milieu sportif chez les footballeurs professionnels et les joueurs de hockey. Elle poursuit maintenant ses études de troisième cycle à l'université de Liège et a actuellement des projets en cours sur l'évaluation des fonctions cognitives à la suite d'un arrêt cardiaque et sur les souvenirs post coma. Elle s'intéresse aussi à l'étude des corrélats neuraux dans l'EMI et les états  modifiés de conscience.

Eric DUDOIT 
Eric Dudoit est  psychologue clinicien, docteur en psychologie clinique et psychopathologie, responsable de l’unité de psycho oncologie, service d’oncologie médicale et soins palliatifs. Il est également co-créateur et responsable de l’Unité de Soins et de Recherche sur l’Esprit (USRE) CHU Timone adultes (Marseille). Chargé de cours à l’Université de Provence (psychologie) et à l’Université de la Méditerranée (médecine). Auteur du livre « au cœur du cancer, le spirituel » Editions Glyphe.

Eliane LHEUREUX 
Eliane Lheureux est sophrologue, praticienne en massages énergétiques, psychothérapeute, et exerce dans le service d’oncologie médicale et soins palliatifs de la Timone. Elle est co-créatrice avec Eric Dudoit de l’Unité de Soins et de Recherche sur l’Esprit (USRE) CHU Timone adultes. 

Dr Bernard SAMSON
Le Dr Bernard Samson est médecin généraliste et conférencier. Il a fait sa carrière dans la Marine et a vécu une expérience de mort imminente à la suite d’un accident de la route en 1988. Il a été membre de plusieurs associations et groupe de rencontre sur les EMI.
Depuis 1992, il témoigne et apporte sa contribution à la reconnaissance et la prise en compte du phénomène EMI. Il a recueilli des centaines de témoignages en plus de 20 ans.

Dr Olivier CHAMBON 
Le Dr Olivier Chambon est médecin psychiatre et psychothérapeute, co-fondateur du Diplôme Universitaire de Psychothérapie Intégrative (Université Claude Bernard, Lyon 1). Formé au chamanisme et à de nombreuses psychothérapies, il est l’auteur d’Expériences extraordinaires autour de la mort, aux Editions Guy Trédaniel. 

Dr Eyal Chaim GOLDBERGER 
Le Dr Eyal Chaim Goldgberger est médecin et spécialiste de l’étude de la Kabbale. Il est diplômé de l’Ecole de médecine d’Hadassah (Jérusalem), et du Royal London Homeopathic Hospital. Il exerce la médecine en soins palliatifs à l’Hospice of the Upper Galilee (Israël). 

Dr Mohammed Karim JOUA, est médecin généraliste, fondateur de l’Association des Etudiants et Médecins de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca. 
Il est membre du comité d’organisation du 1er colloque sur les EMI au Maroc qui se déroulera le 9 Novembre 2012 à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca. 

Xavier RODIER 
A l’âge de 24 ans, Xavier Rodier est un chef d’entreprise autodidacte. Accompli, heureux dans son exercice, il va cependant vivre une EMI, expérience révélatrice et qui le transformera pour toujours. Il change de vie et reprend des études, devient aide-soignant, puis infirmier et obtient son Diplôme d’Etat de Puériculteur. Il est à ce jour le seul infirmier en France à avoir validé son Diplôme d’Etat avec un travail sur les EMI : L’infirmier face aux récits d’expérience de mort imminente – IFSI Emile Roux, AP-HP, 1996. 
Xavier Rodier a réintégré les bancs de la faculté à la poursuite d’un doctorat en psychologie.

Rajaa BENAMOUR
Rajja Benamour est marocaine et a vécu en novembre 2009 une expérience de mort imminente unique en son genre. Rajaa a en effet rapporté une « mémoire infinitésimale » de tout ce qui s'est passé dans son corps au cours de son expérience (aux niveaux cellulaire et moléculaire, l’impact sur l'organisme, les champs électromagnétiques, la liquéfaction, le trépas, l’agonie...), depuis l'injection de l’anesthésique jusqu'à son réveil. Rajaa a acquis certaines facultés intellectuelles et suit depuis plus d'un an des cours de physique et en particulier de physique quantique. 

Les Animateurs : 
Dr Catherine SELDEN
Française devenue célèbre aux Etats-Unis, Catherine Selden est docteur en psychologie clinique et experte médico-légale auprès des tribunaux de Californie. Sa spécialité est le « profiling » et l'usage des tests psychométriques dans les cas criminels, mais aussi à des fins diagnostiques pour les patients qu'elle reçoit dans son cabinet de Beverly Hills. De nombreuses chaines de télévisions américaines (ABC, CBS, NBC…) font régulièrement appel à ses services et à ce jour elle a profilé des centaines de postulants depuis la naissance du phénomène de la téléréalité. Catherine Selden s’intéresse aux expériences exceptionnelles et en particulier aux EMI suite aux nombreux récits qu’on lui fait au cours d’entretiens cliniques. Elle travaille avec Sonia Barkallah à l'adaptation de son documentaire Faux Départ au format américain.

Jocelin MORISSON
Jocelin Morisson, 48 ans, est journaliste scientifique et s’intéresse depuis une quinzaine d’années aux phénomènes inexpliqués et en particulier les états modifiés de conscience. Il a collaboré aux magazines et revues Nexus, Inexploré, Le Monde des Religions, Nouvelles Clés, VSD Hors-série… Il est également auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages sur les thèmes de la parapsychologie scientifique, dont Les NDE, expériences de mort imminente, avec Louis Benhedi (2008, Dervy).



Pour vous inscrire et en savoir plus, cliquez ici 

mardi 11 septembre 2012

Les états modifiés de conscience et les phénomènes paranormaux dans l’histoire : le regard de la métapsychique


Introduction de Bérénice Tournafond et communication de l’historien Bertrand Meheust, lors du colloque Les états modifiés de conscience (1/6)
La conscience humaine dont la véritable nature demeure encore inconnue, est au cœur des réflexions de cette deuxième journée de colloque, organisée par l’association « Être humain », avec le concours de l’Académie des Sciences et de l’Académie des sciences morales et politiques, le 21 mai 2012. Canal Académie vous propose d’écouter ce deuxième colloque, six conférences au total seront retransmises sur notre site. Pour commencer, retrouvez ici l’intervention de Bertrand Meheust, historien et philosophe, dont le propos s’intitule : "États modifiés de conscience et phénomènes paranormaux dans l’histoire : le regard de la métapsychique".




Parapsychologie : JB Rhine et les perceptions extrasensorielles

"In the 1930s, at Duke University in North Carolina JB Rhine and his wife Louisa tried to develop psychical research into an experimental science. To avoid the connotations of hauntings and the seance room, they renamed it "parapsychology". While Louisa Rhine concentrated on collecting accounts of spontaneous cases, JB Rhine worked largely in the laboratory, carefully defining terms such as ESP and psi and designing experiments to test them. A simple set of cards was developed, originally called ..."


mercredi 5 septembre 2012

Les animaux en toute conscience



Par PIERRE JOUVENTIN éthologiste, directeur de recherche au CNRS (1) ET DAVID CHAUVET juriste (2)


Darwin affirmait, il y a cent cinquante ans, qu’il n’y a pas une différence de nature mais de degré entre l’homme et les autres espèces animales. Pourtant, il y a encore quelques décennies, parler chez l’animal de conscience, c’est-à-dire des états supérieurs de l’activité intellectuelle, eût été inconcevable dans les milieux scientifiques. Il y régnait un climat de «mentaphobie» dénoncé par Donald Griffin, fondateur de l’éthologie cognitive. Ce temps semble définitivement révolu. A l’issue d’un congrès à l’université de Cambridge sur le sujet, des scientifiques internationaux renommés, dont Stephen Hawking, ont signé le 7 juillet une Déclaration de conscience des animaux (3), dont la conclusion est que «les humains ne sont pas les seuls à posséder les substrats neurologiques qui produisent la conscience. Les animaux non humains, soit tous les mammifères, les oiseaux, et de nombreuses autres créatures, comme les poulpes, possèdent aussi ces substrats neurologiques».

Le néocortex n’est donc plus considéré comme indispensable pour penser finement. Dès 1920, on a démontré que les abeilles utilisent des concepts mathématiques pour indiquer leur butin aux congénères. Or les insectes ne possèdent pas de cerveau mais des ganglions nerveux, de même que le poulpe, mollusque de génie ! Ces vingt dernières années, une avalanche de découvertes nous a réconciliés avec le règne animal dont nous nous croyions si éloignés. Les éléphants coopèrent pour trouver des solutions. Les rats estiment plus urgent de délivrer leurs congénères enfermés que de déguster des friandises. Les chimpanzés apprennent à leurs jeunes à fabriquer et à utiliser des outils pour casser des noix. Les grands singes, les dauphins, les cochons, les éléphants et même les pies se reconnaissent dans un miroir, test classique de la conscience de soi que les enfants ne réussissent pas avant 18 mois. Mais les implications ne sont pas uniquement scientifiques. Elles sont aussi éthiques, juridiques et politiques. Pourrons-nous continuer de traiter les animaux comme des choses ? Pendant la canicule, les images de ces hangars où s’entassaient les cadavres d’animaux avaient de quoi couper l’appétit de ceux qui ont un cœur en plus d’un estomac.

Notre code civil témoigne de cette chosification de l’animal, qu’il qualifie archaïquement de bien meuble (article 528) quand, en Allemagne ou en Suisse, les animaux sont expressément distingués des choses. Opposés à la reconnaissance juridique de la sensibilité des animaux, les lobbies de la chasse et de l’élevage ont obtenu lors du quinquennat précédent la mise à l’écart de toute réforme en la matière. Bref, en France, les animaux ne pensent pas parce que les chasseurs votent.

(1) Auteur de «Kamala, une louve dans ma famille», Flammarion, 2012. 
(2) Auteur de «la Personnalité juridique des animaux jugés au Moyen Age», l’Harmattan, 2012. (3) http://io9.com/5937356/prominent-scientists-sign-declaration-that-animals-have-conscious-awareness-just-like-us.




vendredi 17 août 2012

CIRCEE Centre d’Information, de Recherche et de Consultation sur les Expériences Exceptionnelles


Le Centre d’Information, de Recherche et de Consultation sur les Expériences Exceptionnelles propose un abord psychologique et académique des expériences vécues comme paranormales. Il dispose d’un service de consultation et de plusieurs axes de recherche afin de mieux comprendre la nature de ces vécus inhabituels. Il est le principal central de recherche sur ces questions à l’heure actuelle en France.

Depuis quelques années se développe au sein de la psychologie, au niveau international, un courant de recherche portant sur les expériences vécues comme "paranormales", désignées le plus souvent dans le monde universitaire par le terme d’expériences exceptionnelles ou d’expériences anomales (anomalous experiences). Ces recherches visent à étudier et à comprendre pourquoi et comment certaines personnes vivent de telles expériences. Ces travaux ont une application concrète notamment sur le plan clinique, en aidant au développement de prises en charge adaptées pour les personnes qui se trouvent en difficulté face à des vécus inhabituels et troublants.

Le Centre d’Information, de Recherche et de Consultation sur les Expériences Exceptionnelles (Circée) a été créé dans ce contexte par deux psychologues cliniciens, Renaud Evrard et Thomas Rabeyron, en septembre 2009. En effet, il n’existait jusqu’à présent aucun centre de recherche français travaillant spécifiquement sur la clinique des expériences exceptionnelles. Cette dernière a pourtant des implications importantes sur la pratique de la psychologie clinique face à de tels vécus.
Circée a pour objectif principal de mener des recherches en psychologie sur ces expériences afin de mieux expliquer les processus qui sont à leur origine. Dans cette perspective, il dispose d’un centre de consultation spécialement dédié à la prise en charge des personnes rapportant des expériences exceptionnelles. Ce service est un lieu d’aide, de soutien et de thérapie, mais aussi de recherche. Circée vise également à relayer auprès des médias et du grand public les avancées de la recherche en psychologie sur les expériences exceptionnelles. Notre approche se caractérise plus globalement par la volonté d’associer rigueur et ouverture dans l’étude de ces expériences frontières, souvent objets de fascination et de rejet. Nous pensons qu’il est possible de les étudier rationnellement et sans a priori tout en développant une écoute adaptée à ceux qui connaissent de tels vécus.
Depuis 2009, nous avons publié une dizaine d’articles portant sur les expériences exceptionnelles dans plusieurs grandes revues de psychologie et de psychiatrie françaises. Nous avons participé à la plupart des colloques internationaux sur ce thème et nous avons rédigé plusieurs chapitres d’ouvrages anglophones récents. Plus de 200 personnes nous ont contacté dans le cadre de notre service de consultation et nous avons lancé en 2011 un ambitieux programme de recherche portant sur les perceptions psi concernant actuellement plusieurs dizaines de sujets.

jeudi 16 août 2012

"Une région du cerveau aide à réfléchir sur ses propres pensées"


  • Recherche / Neurosciences cognitives.

    "Une région du cerveau aide à réfléchir sur ses propres pensées"







    Une nouvelle étude montre qu’une région particulière du cerveau s’avère plus développée chez les personnes montrant une facilité à réfléchir sur eux-mêmes et leurs propres décisions. Cet acte d’introspection, ou le fait de « penser sur nos propres pensées », est un élément clé de la conscience humaine. Il existe néanmoins plusieurs manières de faire selon les scientifiques.

    Les résultats des chercheurs de l’University College London (UCL) au Royaume Uni, publiés dans la revue Science, suggèrent que le volume de matière grise située juste derrière nos yeux, le cortex préfrontal antérieur, est un bon indice de la capacité d’introspection d’une personne. De plus, les chercheurs proposent que la structure de la matière blanche reliée à cette aire soit aussi en rapport avec le processus de l’introspection.

    Il reste toutefois à élucider le lien fonctionnel entre l’introspection et ces deux éléments du cerveau. Le résultat de l’étude ne signifie pas que les individus ayant un volume plus important de matière grise dans cette région du cerveau ont, ou auront, plus de pensées introspectives que les autres. Il établit en revanche une corrélation entre structure des matières grise et blanche du cortex préfrontal et niveau d’introspection.

    Cette découverte pourrait aider à l’avenir les scientifiques à mieux comprendre comment certaines lésions du cerveau affectent la capacité de l’individu à réfléchir sur ses pensées et ses actions. Une telle compréhension pourrait alors aboutir à la mise au point de traitements adaptés pour ces patients, tels que les victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de traumatismes cérébraux, alors qu’ils ne comprendraient même pas l’état dans lequel ils se trouvent.

    « Prenez par exemple deux patients atteints d’une maladie mentale, l’un conscient de sa maladie, l’autre non » dit l’un des auteurs de l’étude, Stephen Fleming de l’UCL.

    « La première risque de se soigner, la seconde moins. Si nous comprenons la conscience de soi au niveau neurologique, peut-être aurons-nous alors la possibilité d’adapter des traitements et de mettre au point des exercices spécifiques pour ces patients. »

    Cette étude est issue de la collaboration des groupes Geraint Rees et Ray Dolan à l’UCL dans le but de comprendre la prise de décision. Les chercheurs ont mis au point une expérience pour mesurer la performance d’une personne à un test ainsi que son degré de confiance dans les décisions qu’il prend au cours de ce test. En notant la capacité des participants à juger de leurs propres décisions, les chercheurs ont été en mesure d’évaluer leur capacité d’introspection.

    Les chercheurs ont pour cela recruté 32 volontaires en bonne santé et leur ont montré deux écrans, chacun contenant six motifs. L’un des écrans affichait toutefois un motif plus brillant que les autres. Les chercheurs ont demandé aux participants d’identifier quel écran le contenait puis d’estimer leur degré de confiance dans leur appréciation finale. Après l’expérience, le cerveau des participants a été scanné en imagerie par résonance magnétique, ou IRM.

    La tâche imaginée était difficile, de sorte que les participants n’étaient jamais complètement sûrs de donner la bonne réponse. Les chercheurs ont pensé que les personnes meilleures pour l’introspection seraient plus sûres d’elles après avoir fait le choix correct et moins sûres lorsque leur choix n’était pas le bon. Effectivement, l’expérience a montré que la capacité à prendre des décisions était la même entre tous les participants mais que la différence semblait se situer dans la connaissance des participants à prendre des décisions.

    « C’est comme à l’émission « Who wants to be a millionaire ? (Qui veut gagner des millions ?) » précise Weil.

    « Une personne introspective confirmera sa réponse finale que lorsqu’elle sera vraiment sûre et téléphonera peut-être à un ami si elle a un doute. Un participant moins introspectif, au contraire, sera moins efficace pour juger si sa réponse est bonne ou pas »

    Ainsi, bien que chaque participant ait fait aussi bien au test, les chercheurs ont confirmé que leur capacité introspective peut énormément varier. En comparant les images IRM du cerveau de chaque participant, ils ont pu repérer une corrélation entre la capacité d’introspection et la structure d’une petite zone du cortex préfrontal. Les capacités méta-cognitives ou de « pensées plus élevées » semblent ainsi en rapport avec la quantité de matière grise du cortex préfrontal antérieur droit et de la matière blanche qui l’entoure.

    Ces résultats pourraient refléter des différences innées dans notre anatomie nerveuse ou l’effet de l’expérience et d’un entraînement. Dans ce dernier cas, on pourrait alors envisager de « développer » les capacités métacognitives en exploitant la malléabilité de ces régions dans le cortex préfrontal. Il faudra néanmoins plus de recherches pour explorer les mécanismes mentaux de l’introspection et pouvoir ensuite les relier à des processus biologiques.

    « La conscience est la « frontière ultime » de la biologie, »

    explique Stephen Fleming, principal auteur de l’étude.

    « Nous voulons savoir comment nous sommes conscients de certains processus mentaux alors que d’autres sont totalement inconscients. Des scientifiques et des philosophes ont récemment suggéré l’existence de différents niveaux de conscience, allant de la simple expérience des choses vécues à la réflexion qui porte sur ce vécu. L’introspection se situe au bout de cette échelle et la mesure de son activité en fonction de celle du cerveau nous donne l’espoir de mieux comprendre la biologie de la pensée consciente, » conclut le chercheur.



samedi 11 août 2012

140 Vidéos de Rupert Sheldrake

140 vidéos de Rupert Sheldrake à visionner sur les thématiques des phénomènes paranormaux, une mine d'or d'informations sur le site Lumen Networks. 



"Dr. Rupert Sheldrake is a biologist, research scientist, and world renowned author of eleven books and more than 80 scientific papers. Best known for his theory of morphic fields and morphic resonance, his research continues to shed light on the telepathic powers of animals and humans."

Thémes abordés sous forme de questions réponses : 












cliquez sur lien suivant pour les visionner
http://lumenznetworks.com/sheldrake/view-all